Sommet de la saga et de l’action contemporaine. La mise en scène est chirurgicale et lisible, toujours ancrée dans l’espace réel : HALO jump en plan long, bagarre des toilettes d’une physicalité rare, poursuites (moto/voiture) montées au cordeau, extraction puis duel d’hélicos final en montage parallèle avec le désamorçage — la tension ne retombe jamais. La cinématographie privilégie la clarté et la profondeur (Paris/Londres/montagnes), au service des cascades pratiques.
Scénario/écriture : mécanique implacable mais jamais froide, twist Walker parfaitement amené, jeu sur les masques et la fausse salle de presse (le “piège TV”) jubilatoire, et continuité assumée avec Rogue Nation (Solomon Lane, et bouclage du versant intime Julia/Ethan). Les dialogues sont économes mais ciselés — loyauté, responsabilité, prix de la paix — avec une dynamique d’équipe (Ethan/Benji/Luther/Ilsa) très humaine. Jeu d’acteur homogène (Cruise porté par un ensemble solide), OST martiale et mémorable (moteur rythmique des scènes), VFX au service du réel. La direction artistique et les décors renforcent l’authenticité, le montage/rythme est d’une précision métronomique. Émotion : l’éthique d’Ethan (sauver d’abord) et le thème du sacrifice donnent du poids au spectaculaire.
Au final : un blockbuster intelligent et hautement revisionnable, qui conjugue virtuosité technique et enjeux humains.
Vraie note : 9,5/10.