
Raging Bull
De Martin Scorsese
1980
Drame
2h09
Synopsis
Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jack La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d'un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïaque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et amuseur. Quand l'ascension et le déclin d'une vie deviennent une épopée...
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Avis de la communauté
Les avis sur 'Raging Bull' révèlent une admiration générale pour la performance de Robert De Niro et la réalisation de Martin Scorsese. Le film est salué pour son traitement profond et nuancé du personnage de Jake LaMotta, capturant à la fois sa brutalité et sa complexité psychologique. Le choix du noir et blanc est perçu comme un renforcement de l'intensité dramatique, bien que le film soit parfois jugé trop long ou graphiquement intense.
👍 Interprétation magistrale de De Niro.
👎 Peut sembler trop long et brutal.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
91 avisGngngn j'aime pas le film le perso principal est trop méchant T'ES CON OU QUOI ?
La boxe et la dureté des combats en toile de fond, Raging Bull est surtout un film qui traite de violence morale. Dès le générique d’ouverture, Scorsese frappe très fort. Un long plan fixe sur un ring noyé dans la fumée, Jake LaMotta qui s’échauffe en arrière-plan, les cordes au premier plan, les noms de l’équipe qui défilent entre elles. C’est déjà du cinéma pur. La première séquence de combat qui suit enfonce le clou : on est jeté sans sommation dans l’arène. La mise en scène des combats est viscérale, presque animale. Scorsese filme la boxe comme un chaos absolu : coups assourdissants, flashes aveuglants, fumée, sang, ralentis violents. Rien n’est lisible mais tout est impressionnant. On ressent la confusion, la douleur, la rage. Le ring devient une extension de l’esprit de Jake, un lieu où toute sa violence intérieure se déchaîne. Le film retrace l’ascension puis la chute de Jake LaMotta dans les années 40/50, mais le sport n’est qu’un prétexte. Ce qui intéresse Scorsese, c’est l’homme hors du ring. Un homme gangrené par l’ego, la jalousie maladive, la paranoïa et la haine, incapable d’aimer sans posséder ni de vivre sans détruire. La manière abjecte dont il traite sa femme et son frère est glaçante. Raging Bull est un rappel brutal de ce que ces pulsions peuvent produire, même chez un champion. Le noir et blanc est une idée magistrale. Il sublime l’esthétique du film, renforce l’atmosphère des quartiers new-yorkais, du Bronx, de la mafia qui gravite autour du milieu de la boxe. Le christianisme, omniprésent dans les décors (chapelets, tableaux, icônes), agit comme une ironie permanente : la rédemption est partout à l’image, mais absente chez Jake. Un paradoxe qu’on retrouve presque systématiquement chez Scorsese. Robert De Niro livre ici une performance absolument terrifiante. Plus encore que dans Taxi Driver ou Cape Fear, il incarne un personnage presque impossible à défendre. Jake LaMotta n’inspire ni admiration ni empathie. Il n’est que violence, soupçon, domination, paranoïa. Et De Niro le joue avec une justesse glaçante : les silences, les remarques frontales, le regard noir, les questions répétées jusqu’à l’obsession, cette impression qu’il peut exploser à tout instant. C’est sans doute l’un de ses rôles les plus dérangeants. Joe Pesci est remarquable aussi. Plus familier dans son registre, impulsif et grande gueule, son personnage n’est pas plus moralement sain : infidélités, brutalité verbale, misogynie latente. Moins violent que Jake, mais pas innocent pour autant. Après la fin de sa carrière, le film devient encore plus cruel. Jake ne se calme pas, il se décompose et s’enfonce dans sa boue morale. Il devient pathétique, repoussant, ridicule, enfermé dans son déni. La séquence finale face au miroir est magistrale : il récite mot pour mot la tirade de Marlon Brando dans Sur les quais, persuadé d’être lui aussi une victime. Scorsese conclut cyniquement avec une citation biblique sur la révélation… que Jake, lui, n’aura jamais. Il restera aveugle jusqu’au bout. Un entêtement qui lui coûtera sa famille, son héritage sportif ainsi que toute possibilité d’apaisement. Une œuvre magnifiquement exécutée, avec des choix esthétiques forts et une performance hors norme de Robert De Niro, mais profondément inconfortable. Ce qui m’interroge le plus, c’est qu’est-ce qui a poussé De Niro à absolument vouloir raconter l’histoire de cet homme ? Il n’y a rien à sauver chez Jake LaMotta. Juste le portrait brutal, sans excuse, d’un être toxique. Ce qui rend le film aussi puissant que dérangeant.
J'ai bien aimé le développement du perso
8.0
👎🥊😴
Did you fuck my wife ? Oui oui Ma vie c’est moi qui l’ai fait
De Niro iconique, scénario sur plusieurs tableaux, psychologie des persos excellentes, beaucoup de questions sur les relations et comportements humains. Excellent.










