Memory Image

Montaigne

2019

Stefan Zweig

Joséphine Prévost

Joséphine Prévost a noté 10/10

Avis de la communauté

Opinion du public

user icon

29 avis

memorizer logo

8,0/10

logo memorizer

Découvrez si vos amis l'ont ajouté

Plus d'infos

Summary

En 1941, alors qu’en Europe la guerre et les nationalismes font des ravages, Stefan Zweig, exilé au Brésil, trouve en Montaigne un « ami indispensable », dont les préceptes de tempérance et de modération lui paraissent plus que jamais nécessaires. Selon Zweig, « pour que nous puissions appréhender l’art et la sagesse de vivre de Montaigne [...] il fallait que survienne une situation similaire à celle qu’il avait connue. » De son propre aveu, Zweig n’était pas à même d’apprécier pleinement le génie de Montaigne lorsqu’il le découvrit à vingt ans. C’est en les relisant à travers le prisme de l’expérience qu’il mesure véritablement tous les enjeux des Essais. Laissant parler son admiration pour l’auteur, il en dresse une biographie émue et passionnante, dans laquelle il livre, en creux, son propre portrait à la veille de sa mort. Préface d’Olivier Philipponnat. Traduit de l’allemand par Corinna Gepner.

Avis et Commentaires

17 avis
Frederic Denis
Frederic Denisa noté ★ 8/10
28 mars 2025

Une rapide biographie de Montaigne très bien ecrite !

Alain PAUTOT
Alain PAUTOTa noté ★ 9/10
7 septembre 2024

Commentaire Alain C’est le dernier livre de Stefan Zweig avant son suicide et je me suis régalé à le lire. Il y a longtemps j’avais lu Le joueur d’échecs ainsi que Marie Antoinette que d’ailleurs je vous encourage à lire. Ma note est 8.5/10 et je pourrais vous le proposer lors de notre prochaine réunion. Commentaires Babélionaute Ce dernier livre, peut-être inachevé, de Stefan Zweig est plus qu'une biographie. C'est un hommage, une rencontre, presque une conversation. Pour Zweig, l’œuvre de Montaigne, même si elle apparaît toujours comme un véritable plaisir littéraire, ne peut emporter l''enthousiasme que d'un homme mûr marqué par les épreuves. De plus, sa rencontre doit être favorisée par les événements. Et comme Montaigne, fuyant la peste qui ravageait Bordeaux, Stefan Zweig a fui le nazisme."Il fait alors l'apprentissage du métier de réfugié". Il s'installe à Pétropolis au Brésil où il vivra ses derniers mois. Et comme Montaigne, il croit voir s'éteindre, avec la guerre, la grande espérance de voir le monde devenir humain. Absorbé par "Les essais", le dernier écrivain qu'il lit et qu'il commente est donc Montaigne. "Montaigne" 'est un livre beau, court et profond. Le premier chapitre est une sorte de préface où les esprits des deux écrivains s'entremêlent. Puis Stefan Zweig fait se lever le rideau pour que l'auteur des "Essais" puisse orgueilleusement signer son livre du nom de Michel Sieur de Montaigne et porter des armoiries qui ont coûté à l'origine la modeste somme de neuf cent francs.....

Franck LESCUT
Franck LESCUTa noté ★ 6/10
7 avril 2024

Stefan Zweig écrit "Montaigne" en 1941, dans les derniers mois de sa vie, en exil au Brésil. Il s’agit moins d’une biographie classique que d’un portrait intellectuel et admiratif du penseur humaniste français. Montaigne, pour Zweig, incarne une figure de liberté intérieure, d’indépendance d’esprit et de résistance au fanatisme, autant de valeurs essentielles dans une Europe ravagée par la guerre et la barbarie nazie. Même en exil, Zweig conserve une langue fluide, claire, avec cette patine humaniste caractéristique de son œuvre. Le texte ne s’appuie pas assez sur "les Essais" eux-mêmes. Peu de citations, peu d’analyse du style, peu de contextualisation philosophique rigoureuse. Une belle porte d’entrée, mais insuffisante pour comprendre Montaigne.

Candice Salabi
Candice Salabia noté ★ 9/10
28 novembre 2023

« car, c’est une des lois mystérieuses de la vie, ses valeurs authentiques et essentielles nous apparaissent toujours trop tard : la jeunesse, quand elle s’enfuit, la santé dès qu’elle nous abandonne, et la liberté, cette précieuse essence de notre âme, alors qu’elle va nous être ôtée ou qu’elle l’a déjà été. » « la jeunesse, par nature, n’a pas envie qu’on lui recommande la douceur et le scepticisme. Le moindre doute se transforme en frein, elle a besoin de foi et d’idéaux pour donner libre cours à son élan intérieur. Et, pourvu qu’elle y trouve un aiguillon, elle préférera la chimère la plus absurde, la plus extrême, à une sagesse sublime qui amoindrit sa volonté. » « aux époques, où les plus hautes valeurs de la vie, ou notre paix, notre indépendance, nos droits innés, tout ce qui rend notre existence plus pure, plus belle, plus légitime, sont sacrifié à la folie d’une dizaine de fanatiques et d’idéologues, tous les problèmes se réduisent à un seul et unique pour l’homme qui ne veut pas perdre son humanité : comment puis-je rester libre ? Comment puis-je préserver, en dépit des menaces et des dangers, un esprit clair et intègre au sein de la rage des parties, comment garder un tact L’Humanité au cœur de la bestialité ? Comment me soustraire aux exigences tyrannique que l’État, l’église ou la politique voilà toute force m’a posé ? Comment puis-je refuser d’aller, dans mes paroles, ou mes actes, au-delà de ce que ce que souhaites intimement mon moi ? » « il travaillait, à l’ombre de la vie publique, à l’unique tâche qu’il s’était assignée : vivre sa propre vie et non se contenter de vivre. » « Ici, il y a un « tu » dans lequel mon « je » se reflète ; ici, la distance qui sépare les époques se trouve abolie. Je ne suis pas avec un livre, je ne suis pas avec de la littérature, de la philosophie, mais avec un homme dont je suis le frère, un homme qui, me conseille, me réconforte, un homme que je comprends, et qui me comprend. » « toute notre gratitude dois aller à ceux qui, en une époque d’inhumanité comme la nôtre, affermissent en nous L’Humanité, et nous exhortent à ne pas aliéner notre seul bien, ce que nous ne devons surtout pas perdre, à savoir notre moi intime. Seul celui qui reste libre envers et contre tous fait croître et perdurer la liberté sur terre. » « L’âme qui n’a point de but établi, elle se perd: car comme on dit, c’est naître en aucun lieu, que d’être partout, nul vent fait pour celui qui n’a point de port destiné »

Côme
Cômea noté ★ 5/10
24 novembre 2023

Ecrit juste avant son suicide dans son exil au Bresil, Zweig nous pond une courte bio de Montaigne. On retrouve la plume extraordinaire de Zweig, ainsi que sa capacité d’analyse des personnages qu’il decortique dans ses bios. On rentre dans la personnalité extraordinaire de Montaigne. Assez fascinant. On regrette neanmoins que la bio ne soit pas plus approfondie, vu l’ampleur du personnage. Je prefere au final les autres bio, notamment Fouché (❤️) et Marie-Antoinette.

MC
Michel CARCELESa noté ★ 8/10
5 novembre 2023

En 1941, alors qu'en Europe la guerre et les nationalismes font des ravages, Stefan Zweig, exilé au Brésil, trouve en Montaigne un « ami indispensable », dont les préceptes de tempérance et de modération lui paraissent plus que jamais nécessaires. Selon Zweig, « pour que nous puissions appréhender l'art et la sagesse de vivre de Montaigne [...] il fallait que survienne une situation similaire à celle qu'il avait connue. » De son propre aveu, Zweig n'était pas à même d'apprécier pleinement le génie de Montaigne lorsqu'il le découvrit à vingt ans. C'est en les relisant à travers le prisme de l'expérience qu'il mesure véritablement tous les enjeux des Essais. Laissant parler son admiration pour l'auteur, il en dresse une biographie émue et passionnante, dans laquelle il livre, en creux, son propre portrait à la veille de sa mort. Préface d'Olivier Philipponnat. Traduit de l'allemand par Corinna Gepner. Auteur(e) Stefan Zweig

Liste