
Clamser à Tataouine
De Raphaël Quenard
2025
Damien Luniaud envisage de faire
Résumé
« La discutable dextérité dont j’ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre. » C’est le moins qu’on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n’a jamais cherché à s’intégrer. Ce qui ne l’empêche pas de trouver plus commode de rejeter l’entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, « en joyeux sociopathe », lui faire salement payer l’addition de sa défaite. Son plan ? S’immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l’auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d’un humour noir très grinçant. Avec un style aussi électrique qu’inventif, Raphaël Quenard dissèque le cerveau malade d’un monstre moderne et met en scène toute la galerie de personnages qui l’entourent.
Avis de la communauté
Les avis sur ce livre révèlent une expérience de lecture divisée, oscillant entre fascination pour le style unique et électrique de l'auteur et perplexité face à l'usage d'un langage parfois jugé vulgaire ou pédant. Les lecteurs apprécient l'originalité et l'humour noir, mais certains trouvent le rythme inégal et les motivations des personnages peu claires. La fin, bien que surprenante, divise également l'opinion.
👍 Style unique et électrique.
👎 Langage parfois vulgaire et pédant.
Avis et Commentaires
118 avisUn marginal suicidaire décide que la civilisation paiera pour ses maux : il tuera des femmes, chacune représentant un milieu social. Pour l’inévitable Raphaël Quenard, le récit de ces meurtres est l’occasion d’asperger de vitriol un nou- veau pan de la société. Premier roman tiré à 40 000 exemplaires, Clamser à Tataouine vire parfois à la quête éperdue du bon mot pour lui-même ; si le prota- goniste y perd en substance, l’auteur a un certain sens du rythme. On attendra la suite avec curiosité.
C’était particulier, le fond est glauque et surprenant parce qu’on ne comprend pas bien le but du personnage. Pourquoi en fait? Et la forme, mais allo le vobabulaire!! « Péroraison » prononcé pas un type en air Max « Olibrius » côtoie les mots « pipe » « pute » et « capote » « Fondrière » précède le menu Mcfirst à 4,95€ « Forniquer » après avoir cité « zgueg » « Flagornerie » dans la phrase qui précède celle où l’on parle de Bart Simpson Les expressions « trois francs six sous » et « je m’en bats les reins » sont dans la même phrase!!! C’est comme faire une partie de ramie dans GTA ou être condamné à mort pour un mauvais mot au Scrabble dans squid game. Faut croire que l’auteur a été élevé par des centenaires… J’ai relevé deux choses: Pas mal le parallèle société/cancer p112. Une punch line quand même p151 après les conseils du dentiste et son devis à 7500€: « Bien sûr, comme ça tu pourras te racheter une Lamborghini Aventador et aller plus rapidement niquer ta mère” (avec des mots normaux c’est bien en fait!) Sinon rien ça se lit vite et la fin et tirée par les cheveux mais satisfaisante alors pourquoi pas.
Il dépeint des branches de la société en donnant son avis sur des caricatures de personnes. Un peu une succession de mots et de citations qui peuvent faire pompeux. Il se mit facilement et on ne s’ennuie pas. On retrouve un peu le phrasé de Raphaël.
Style inédit Histoire cocasse Fin un peu bâclée
