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Ô vous, frères humains

2016

Albert Cohen

Elisheva Mimoun

Elisheva Mimoun envisage de faire

Rappel: Villon Frères Humains. Une vanité. Aux antisemites: Nous sommes tous frères en la mort. Cherche juste à être aimé, se demande comment. Citations « Page blanche, ma consolation, mon amie intime lorsque je rentre du méchant dehors qui me saigne chaque jour sans qu'ils s'en doutent, » « Mais il n'importe si je parviens à ramener les haïsseurs à la bonté, à les convaincre que les juifs sont aussi des humains et même des prochains. Des humains, oui, avec des émois, des joies, des espoirs, des tendresses, des angoisses et, en leur enfance, des larmes solitaires, des sanglots dans la gorge figés, et des hontes, les yeux baissés. » « Oui, si je leur explique le mal qu'ils ont fait à un petit enfant, par eux soudain fracassé de malheur, s'ils lisent ce livre jusqu'à la fin, ils comprendront, me suis-je dit, et ils auront honte de leur méchanceté, et ils nous aimeront. » « Mais quoi, si ce livre pouvait changer un seul haïsseur, mon frère en la mort, je n'aurais pas écrit en vain, n'est-ce pas, Maman, mon effrayée ? » « Termite patient quoique bizarre, je fore mes couloirs, diligemment mes méandres, studieusement mes tunnels, avec l'écriture scolaire que j'ai lorsque je conduis ma plume en état d'obéissance et certitude, sûr et sans joie, mais avec quelque neurasthénique plaisir, cahin-caha, triste et mécanique, commandé comme un cafard ou une étoile, et je dépose mes tristesses, stériles plaintes offertes à l'avenir, et aussi quelques fleurs séchées, restes des funérailles de mon cœur, mes fleurs pour ceux que j'ai aimés en silence et sans vouloir en être aimé, car ils n'aiment jamais assez.   Il fait beau dehors, il y a la vie dehors, et moi je reste seul et enfermé, oubliant de vivre.«  « Oh, ces jeunes dames provisoires qui circulent en croyant qu'elles seront toujours vivantes, mignonnettes allantes et du talon tapantes, fières et armées de leurs deux gourdes laitières présomptueusement avancées, toutes de la race des majorettes, toutes arborant leurs cocasses derrières fortement moulés, toutes démangées de montrer le plus possible de leurs viandes, toutes sur leurs lèvres peintes cet appel rouge des femelles, louche fanal allumé, toutes par l'exhibition violente d'une muqueuse significative affirmant leur grotesque souci de susciter le désir des mâles, toutes allant, jacassantes et médisantes, avec tant de hâte et de gaieté, toutes vers leur durable silence, à jamais assagies, à jamais vertueuses. » « Oh, ces jeunes dames provisoires qui circulent en croyant qu'elles seront toujours vivantes, mignonnettes allantes et du talon tapantes, fières et armées de leurs deux gourdes laitières présomptueusement avancées, toutes de la race des majorettes, toutes arborant leurs cocasses derrières fortement moulés, toutes démangées de montrer le plus possible de leurs viandes, toutes sur leurs lèvres peintes cet appel rouge des femelles, louche fanal allumé, toutes par l'exhibition violente d'une muqueuse significative affirmant leur grotesque souci de susciter le désir des mâles, toutes allant, jacassantes et médisantes, avec tant de hâte et de gaieté, toutes vers leur durable silence, à jamais assagies, à jamais vertueuses. » « Je suis, moi, le désobligeant spécialiste de la mort, la mort au rire muet de caïman.  » « Car un bonheur me reste, éphémère comme elle et comme moi, mais si grand. O bonheur lorsqu'elle rentrera ce soir, bonheur de chaque soir, bonheur de sa voix derrière la porte de ma chambre, sa voix qui m'annonce qu'elle est là, car elle n'ose pas entrer sans que je l'y invite, et parfois je feins de n'avoir pas entendu, pour le bonheur de l'entendre à travers la porte redire son enfantin Je suis là, bouleversant miracle, le redire plusieurs fois de sa voix d'enfance, d'une voix de plus en plus haute car elle s'inquiète de mon silence et craint confusément quelque malheur, et en son tréfonds craint ma mort  « subite, et ainsi est l'amour, tremblement pour l'autre, et enfin je lui réponds et lui dis d'entrer, et c'est le bonheur de la voir, bonheur de chaque soir, bonheur de ses yeux d'étoile et de son âme derrière ses yeux, bonheur de ses gestes gauches, miracle de chaque soir, ô mon doux ghetto privé. » « Pardonner de véritable pardon, c'est savoir que l'offenseur est mon frère en la mort, un futur agonisant  » « Je me rappelle, j'étais un franginet des oiseaux et des fleurettes, à lui-même raconteur d'histoires crues véridiques, toqué un peu, sans cesse émerveillé, vénusiaque et ravi, vite amoureux, rêveur infini et pas du tout doué pour les affaires, pas du tout finance internationale, pas du tout conspirant pour la domination universelle, » « Oui, un pauvre enfant trop tendre, prompt à l'amour, enthousiaste donneur de ses jouets et même de couverts d'argent maternels à de petits faux amis, prompt aussi à l'admiration, charmé d'obéir et d'être félicité par les grandes personnes, pathétiquement désireux d'être aimé, » « je repère immédiatement juin et suif et, en anglais, je repère immédiatement few, dew, jewel. Assez. » « Aboulique et maboul »

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"Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J'ai été cet enfant." Albert Cohen.

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MB
Moses Bensaida noté ★ 7/10
18 octobre 2024

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