Le grand feu
Enna Latrop a noté ★ 9/10
Avis de la communauté
Les avis sur ce roman révèlent une appréciation générale pour son écriture poétique et son cadre enchanteur de Venise. Les lecteurs sont captivés par la fusion de la musique et des émotions intenses d'Ilaria, bien que certains trouvent l'histoire d'amour trop prévisible et le style parfois lourd. La fin tragique divise, laissant certains insatisfaits. Malgré cela, l'atmosphère historique et la description des personnages sont souvent saluées.
👍 Fusion captivante de musique et émotions.
👎 Histoire d'amour parfois prévisible.
Avis et Commentaires
36 avisÉcriture magnifique , histoire touchante Venise 1600
Léonor De Récondo (2023) Un beau roman au milieu de la beauté de Venise du XVIIIe siècle. Un roman plein de musique, de mystère et de poésie. Une jeune fille de drapier est placée dès son plus jeune âge dans une institution républicaine pour filles, souvent orphelines. Elles sont sauvées et apprennent le violon et le chant. On a l'impression d'être dans le spectacle du Marstro Vivaldi et des violons. D'être au milieu de l'amitié des 2 jeunes filles et au milieu de cet amour naissant. On voyage dans cette ancienne Venise mystérieuse avec ses codes, ses différences sociales. A lire.
Un mélodrame de facture assez classique, qui se lit très facilement
Venise, 1699. À la naissance d'Ilaria, ses parents la confient à la Pietà, institution qui recueille les enfants abandonnées et les voue à la musique. Dans cette communauté féminine, la petite fille apprend le violon avec le maestro Vivaldi, et joue lors des concerts où les Vénitiens se pressent, fascinés par le talent des interprètes dissimulées derrière les grilles de l'église. Mais Ilaria étouffe, rêve d'ailleurs. Son amitié avec la jeune Prudenza l'ouvre au monde. Le grand feu, c'est l'amour qui la foudroie à l'aube de ses quinze ans pour le frère de Prudenza. Transportée, Ilaria mêle désir charnel et musique au point de les confondre. Dans une langue virtuose, Léonor de Récondo révèle la passion qui brûle en nous et nous consume. Flamboyante, absolue, irréversible.
Ilaria naît en 1699, dans une Venise à peine remise de la peste. Ses parents Francesca et Giacomo Tagianotte, marchands d'étoffes, ont perdu trois de leurs enfants à la naissance. Alors, cette sixième fille qui leur arrive, Francesca la destine à chanter parmi les anges de la Pietà. Ainsi commence le roman d'apprentissage musical et sentimental né de la double passion – le grand feu – de Léonor de Récondo pour le violon et l'écriture. Financée par la République de Venise, la Pietà accueille des filles abandonnées à la naissance, parmi lesquelles se glissent quelques jeunes filles dont la riche famille peut financer la formation, pour en faire, sous l'égide des plus grands maîtres, des chanteuses et des musiciennes accomplies que l'on accourt écouter lors des concerts qu'elles donnent, cachées et tout de blanc vêtues, derrière les grilles de leur hospice. Lorsque Ilaria y grandit, le maître de violon et le compositeur principal de la Pietà est Vivaldi. C'est à son école qu'elle découvre, toute jeune, le grand feu qui ne cessera plus de l'habiter: la musique. Sa voix d'or à elle, ce sera celle de son violon. Mais, alors qu'à ses rêves d'évasion, jusqu'ici circonscrits par sa réclusion à leur seule expression musicale, quelques sorties chaperonnées par la riche famille de son amie Prudenzia viennent donner une nouvelle forme, amoureuse cette fois, un autre feu s'allume, qui pourrait aussi bien nourrir le premier que la consumer tout entière. Ilaria a désormais quinze ans. Pour ses semblables sans appui familial, l'avenir est au couvent, sauf pour celles, assez rares, que l'exception de leurs talents permet de se produire à l'extérieur, et parfois, d'être demandées en mariage... Elle fait la connaissance du frère de son amie et deviennent amants. Il s’engage dans l’armée sur les traces de son oncle et meurt de la fièvre à Malte. Prévenue, Llaria s’imole.




