
Vivre avec nos morts
2021
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Delphine Horvilleur
pierre azam a noté 8/10
Je me souviens de ce livre à la lumière du témoignage d’Olivier Goy et la maladie de Charcot
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Summary
« Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis... » Etre rabbin, c’est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l’histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d’hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. » A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d’ une vie interrompue (célèbre ou anonyme), la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l’évocation d’une blessure intime ou la remémoration d’un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli. Nous vivons tous avec des fantômes : « Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu’on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons. » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. « Le rôle d’un conteur est de se tenir à la porte pour s’assurer qu’elle reste ouverte » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes...
Avis et Commentaires
41 avisDécembre 2024 Très intéressant sur la culture juive et le deuil
Intéressant, regard sur la mort par une rabbine avec interprétation de l’ancien testament. A accompagné Elsa Kayat, ma psy qui a été rue lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Le kaddish. Les juifs n’ont normalement pas de stèle car il faut ne rien avoir au moment de la mort. Delphine horwilleur parle de la mort et des rites propres aux juifs.
Je me souviens de ce livre à la lumière du témoignage d’Olivier Goy et la maladie de Charcot
Agréable et simple a lire, je crois malgré tout que j'en attendait plus
Emprunté à Maman, j'avais envie de le lire car j'en avais entendu parlé pas mal à la radio... Un peu compliqué parfois pour moi qui manque de références dans la religion juive. Mais j'ai bien aimé les histoires de vie
Recommandé par Drac HERMÈS





