Les choses humaines
2019
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Karine Tuil
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Summary
Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?
Avis et Commentaires
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Quand le fils chéri à qui tout réussi est accusé de viol, tout bascule pour lui et ses parents. Aussi surprenant que cela puisse paraître il est simplement assigné à résidence pour 5 ans. Est-ce parce qu'il est un bon garçon? Le livre se termine par une application qui requiert le consentement des partenaires avant de se voir. Est-ce que ce sera ça les relations hommes femmes ? Plus de spontanéité, plus de séduction ? Pourvu que non
Les Choses humaines est une oeuvre de forte magnitude qui embrasse la complexité de la société française, la décrit, la décrypte, la décortique, fait réfléchir, et ce sans jamais tomber dans la caricature ou le cynisme. Puissant et intelligent. My opinion: Makes you reflect on the concept of consent, rape and appearances
Un sujet qui pose question jusqu’à la fin. Belle écriture. Des longueurs sur les scènes du procès
Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au coeur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ? De l'agression supposée de Mila par Alexandre Farel, on ne verra que des bribes difficiles à interpréter, montées en parallèle avec les scènes de tribunal, comme pour placer le spectateur dans la position, neutre, d'un juré chargé d'extraire une vérité judiciaire de déclarations contradictoires. « On peut assister à la même scène, voir la même chose et l’interpréter de manière différente. » C’est un roman extrêmement complexe, car rien n’y est tout blanc ou tout noir. Le 11e roman de l’écrivaine parle de domination, des faux-semblants, du communautarisme, du féminisme, de l’emballement médiatique, des réseaux sociaux et du culte de la performance. Karine Tuil ne nous dit pas clairement si Alexandre est coupable ou non, c’est à nous de nous faire notre propre avis avec les éléments présentés. L’auteure aborde ces sujets de société avec une vraie force et beaucoup de conviction. Le roman est inspiré d'un fait divers américain, l'affaire d'une accusation de viol sur un campus de Stanford qui s'est déroulée en 2016. Brock Turner, un étudiant de la prestigieuse université américaine, avait violé une femme inconsciente de 23 ans, le 18 janvier 2015. Il avait été reconnu coupable en mars puis condamné le 2 juin. Il risquait jusqu’à 7 ans de prison ferme mais n'avait été condamné qu’à 6 mois car d’après le juge Aaron Persky, une peine de prison aurait eu un impact trop sévère sur l’étudiant. Une pétition contre le juge, une lettre du père de Brock Turner ainsi qu’un texte de la victime (exprimant ses sentiments) ont découlé de la décision juridique et ont marqué le début d’un scandale. Prix Interallié et prix Goncourt des lycéens en 2019





