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Sucker Punch

2011

Action / Fantasy

1h50

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Sébastien Denieul

Sébastien Denieul envisage de faire

Avis de la communauté

Opinion du public

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280 avis

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7,7/10

allociné logo

3,0/5

Presse

3,2/5

Spect.
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Synopsis

Une jeune fille internée contre son gré par son beau-père violent se réfugie dans un monde imaginaire pour échapper à la réalité et conçoit un plan pour s'enfuir.

Avis et Commentaires

80 avis
Jadou
Jadoua noté ★ 8/10
22 décembre 2025

Un film de gros kiffeur ( mais j’ai pas tout compris )

Valerie SABLJIC
Valerie SABLJICa noté ★ 8/10
29 décembre 2024

Pas mal pour un film fantastique ♥️

LV
Loïs-Reine Vrolanta noté ★ 7/10
14 octobre 2024

Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Orgueil et préjugés et zombies'.

AN
Alana Nicolasa noté ★ 8/10
14 septembre 2024

Elle est belle un mec est obsédé par elle est il y’a du combat

ED
Emeline Dorignya noté ★ 10/10
27 juillet 2024

Film préféré EVER !

Charly H.
Charly H.a noté ★ 10/10
20 décembre 2023

Réalisateur, scénariste et producteur US qui ne laisse pas indifférent (on aime ou adore même son cinéma, ou on ne l'aime pas et le conchie), le martial Zack Snyder signe en 2011 "Sucker Punch" (qui pourrait s'apparenter à un coup physique donné à une personne qui ne s'y attend pas, et à ne pas confondre avec un donkey punch, pratique sexuelle que je n'expliquerai pas), qui est le premier de ses films qui ne soit ni un remake ni une adaptation. Film le plus personnel ? Réalisateur graphique, hyper-visuel voire trop selon certain(e)s (ab-usant du ralenti, en particulier la technique de montée en vitesse, à l'intérieur et à l'extérieur des scènes de combat dans ses films), ce directeur de la photographie et réalisateur multi-récompensé (dont deux Clio Awards, prix publicitaire international le plus reconnaissable au monde, et un Lion d'Or au Festival publicitaire de Cannes) venu de la publicité (Audi, Jeep, Budweiser, Nike, Reebok, Subaru, etc) et des clips vidéos (Soul Asylum : "Somebody to Shove" et "Black Gold", "World of Swirl" de ZZ Top, ou "Leave Virginia Alone" de Rod Stewart, par exemple) va confirmer sa réputation de l'un des plus grands talents de la pub britannique, et son style et sens de la mise en scène, en reprenant le "Zombie" du père des morts-vivants, George A. Romero, pour son "Armée des Morts (Dawn of the Dead)" en 2003 : Devenant producteur en 2004, avec sa propre compagnie, Cruel and Unusual Films, en 2004 (devenue The Stone Quarry en 2019), au moment où il épouse (en secondes noces) sa compagne depuis huit ans, Deborah Snyder, productrice, ce réalisateur au langage (grammaire) cinématographique propre va dépasser les murs d'Hollywood et toucher le monde mainstream des fans de blockbusters et/ou de comics en enchaînant des adaptations : "300" (qui va lancer la carrière de Michael Fassbender et modifier celle de Gerard Butler, second rôle jusque-là), adaptation du péplum graphique du décrié Frank Miller en 2006, puis du graphic novel connu pour être inadaptable, "Watchmen" du "pape" et sorcier du 9ème Art, Alan Moore, en 2009. Fan d'illustration et de peinture (citant le "Parrain de l'art fantastique", Frank Franzetta, connu pour ses couvertures viriles de "Conan" ou des affiches -encore peintes alors- des 70's, ou le poète graphique français Jean Giraud dit Moebius, qui a collaboré à "Métal Hurlant", offert aux bibliothèques "Blueberry", "L'Incal"), ce père de famille va répondre à la demande de ses six enfants (alors, dont Autumn, fille de son précédent mariage avec Denise Weber), qui regrettaient de ne pouvoir voir aucun de ses films (respectivement interdits aux moins de 17 ans sur le territoire américain), en adaptant (encore) la série de livres pour enfants de fantasy aventure, "Les Gardiens de Ga'Hoole", écrite par Kathryn Lasky, en 2010 : le film d'animation "Le Royaume de Ga'Hoole : La Légende des gardiens (Legend of the Guardians: The Owls of Ga'Hoole)" restant dans cet esprit martial, cher à Zack Snyder, avec ces chouettes combattantes, bercées de légendes guidant leurs actes et destinées. Un "dessin animée" 100% Znyder. Avant son implication, sous la houlette du réalisateur et scénariste Christopher Nolan (qui reconnaît le pouvoir émotionnel tout aussi exaltant des films de super-héros signés Znyder) en tant que producteur, dans la résurrection (réussie) du plus grand des super-héros, le premier des super-héros : Superman (sous les traits mais surtout la musculature de Henry Cavill à travers "Man of Steel", "Batman vs Superman" et sa "Zack Snyder's Justice League", qui a fait couler tant d'encres, après son depart du film initial, "Justice League", suite au suicide de sa fille, Autumn, en 2017, puis lorsque les fans ont obtenu de Warner qu'il reprenne cette purge sabotée par Joss Whedon), Zack Snyder sait atteler à ce projet original qu'il rêvait de finaliser depuis 2007 : "Sucker Punch", film ici chroniqué, et même encensé. Dans une époque indéterminée mais qui a quelque chose des 60's. Parce qu'elle a tué accidentellement sa petite sœur (Frederique De Raucourt), en essayant de la sauver de leur beau-père (Gerard Plunkett), "Babydoll" (Emily Browning) est internée à la Lennox House, un hôpital psychiatrique dans le Vermont, où son beau-père s'est arrangé avec l'un des infirmiers, Blue Jones (Oscar Isaac), pour pratiquer sur la jeune femme une lobotomie dans les prochains jours... afin qu'elle ne puisse plus témoigner contre lui! Ni (le culte) "Vol au-dessus d'un nid de coucou" avec son personnel médical maltraitant, ni même "Glass" malgré les scènes super-héroïques fantasmées par le personnage de "Baby", ou d'autres films dont le cadre est une institution psychiatrique, ce "Sucker Punch" du mal aimé Zack Snyder n'a pas besoin du twist final (personnellement : prévisible) de "Shutter Island" pour nous entraîner, quasiment dès le début des 110 ou 127 minutes du métrage (existant pour l'heure en version cinéma et longue, alors que depuis avril 2024, Zack Snyder reparle d'un montage "director's cut" bien plus complet), non pas dans la folie de BabyDoll mais dans ces mondes fantasmés protecteurs lui permettant de fuir sa triste réalité. Et narguez pas de l'avoir jamais fait. Les doubles oniriques de "Babydoll" (Emily Browning), Sweet Pea (Abbie Cornish) et sa sœur Rocket (Jena Malone), Blondie (Vanessa Hudgens) et Amber (Jamie Chung) allant, par contre, vivre une nouvelle couche d'aventures... folles, combattant, dans le désordre, des samouraïs gigantesques, dans les tranchées de la Grande Guerre, un dragon, etc : tout ce qui amènent certain(e)s à conspuer ce film, pouvant le qualifier de grand n'importe quoi, en plus d'en critiquer une écriture trop vidéo-ludique, quand ce ne sont pas des attaques sur un (prétendu) "male gaze" du réalisateur qui pourrait hypersexualiser ses actrices... Oui, pour s'évader de cette prison -mortelle- que lui est devenu cet asile psychiatrique, le personnage de "Baby" va, étrangement, se projeter, et projeter ces autres pensionnaires, dans une maison close... où pour en fuir l'exploitation de la chorégraphe Vera Gorski (Carla Gugino, vue sous des prothèses la vieillissant mais aussi jeune et attirante dans "Watchmen" de Snyder dans le rôle du premier Spectre Soyeux, Salle Jupiter, et entendue dans la trilogie DC du même Znyder en tant que voix de l'ordinateur du vaisseau kryptonien), sa thérapeute dans le monde réel, et du proxénète, propriétaire du bordel, Blue Jones (Oscar Isaac, critiqué mutant Apocalypse dans l'un des opus "X-Men", mais surtout le pilote Poe Dameron dans la postlogie "Star Wars"), infirmier corruptible de la Lennox House, ces filles vont devoir réunir différents artefacts. Et de (sublimes) danseuses, dans cette première couche de fantasme, ces jeunes femmes internées vont devenir, dans la super-héroîque projection (emplie de SF et de fantasy en plus de live action "testostéronée" au féminin), de puissantes guerrières, sachant manier armes à feu, katanas et de multiples techniques de combats! Si les effets spéciaux confiés à John "JD" Des Jardins (responsable d'effets visuels ayant commencé sur des JCVD, "TimeCop" et "Mort Subite" avant de se confirmer sur certains "Matrix" et de devenir un fidèle de Znyder) puis passés au tamis des équipes du chef décorateur Rick Carter (fidèle de Spielberg/Zemeckis/Amblin : deux "BTTF", des "Jurassic Park", "La Mort vous va si Bien", "Forrest Gump", "Pôle Express", ...) et du designer Aaron Sims (Le Choc des Titans, La Planète des Singes 2011), ont pu ensuite être diversifiés -pour réussir à visuellement donner vie aux multiples mondes que traversent "Baby" et ses amies- en étant confiés à différents prestataires (MPC se chargeant de créer le monde, japonais, Animal Logic, l’univers du dragon, Prime Focus, la planète extraterrestre, et Pixomondo, les tranchées de la Grande Guerre), comme dans tous ses films, Zack Snyder (l'homme qui a fait transformer Gerard Butler en un roi Leonidas au physique ferme et aux abdos volumineux Gerard Butler a subit un entrainement intensif, après quatre mois d'un rude programme d’entraînement, associé à un régime alimentaire strict; l'homme qui a permis à Henry Cavill de transformer son apparence physique, en augmentant sa masse musculaire et réduisant sa graisse corporelle à 4%, après un entraînement intense et un régime strict pendant 11 mois lui permettant de réaliser une grande partie de ses propres cascades sous la cape de Superman; l'homme qui a fait que, après cinq mois de préparation intensive et 18 kilos de muscles supplémentaires, Ben Affleck ne rentrait plus dans le costume du Dark Knight) à envoyé "ses troupes" s'entraîner dans le boot camp du coordinateur des cascades et chorégraphes Damon Caro (déjà à l'oeuvre sur "300" et "Watchmen") : douze semaines d'entrainement, six heures par jour, cinq jours par semaine, durant lesquelles les actrices ont dû apprendre à porter une charge de plus de 110 kg (trois heures par jour), quand elles ne s'entraînaient pas aux arts martiaux, se formaient aux armes à feu ou l'épée et au positionnement tactique (les SEAL reconnaitront l'entrée dans le château du dragon), en plus de leçons de pole dance! Aussi décrié soit-il (ab-usant de VFX et de ralentis comme certains ab-usent des cuts et des ralentis, mais soupçonné également, par sa glorification de musculatures renvoyant au cinéma reagannien, et ses hommages appuyés aux différents corps militaires américains, d'être un "vil Républicain", Droite US regroupant les WASP aisés), ce réalisateur martial, qui, oui, aime mettre en avant des corps viril(e)s, aussi bien masculins que féminins, en envoyant au casse-pipes des hommes à la musculature hors du commun renvoyant aux planches (également) décriées de Rob Liefeld et autres super mâles over-bodybuilded de comics (mais également des femmes fortes, héritières de la Lieutenant Helen Ripley ou de la -future- mère Sarah Connor, du cinéma actionner et visuel des 80's qu'il affectionne, et plus particulièrement ici), sait pourtant en quelques plans témoigner également de bien plus de l'humanisme qui paradoxalement et aussi surprenant soit-il le caractérise, que n'importe quel tacheron (de renom ou non) interchangeable qui deale du MCU pop-corn, fast-view cinéma, générateur de gros billets verts : le sacrifice de Jonathan Kent dans "Man of Steel" étant toujours plus efficace, aussi évident soit-il que le prévisible sacrifice de Tony Stark, et les (trop ?) discrètes déclarations d'amour à sa famille et sa fille perdue bien plus prenantes que des avalanches de dialogues larmoyant chez la Maison aux Idées. Oui, Snyder aime les héros et héroïnes musclé(e)s, les énormes guns et les corps qui s'entassent et s'accumulent, dans des gerbes de sang ou non, comme on en retrouve dans les imageries geek de comics et de jeux vidéos, et le retranscrit encore plus dans cette histoire 100% Snyder, qui parle d'évasion au sens propre comme au figuré ("Baby" veut s'évader -physiquement- de ce bordel dans un des univers, et s'invente ce bordel et ces affrontements pour échapper au triste sort de cet asile psychiatrique), et permet aux spectateurs pris dans cet univers fantastique de s'évader... pendant 110 ou 127 minutes, selon la version. A l'heure où Zack Snyder parle de donner à ce film (après "Batman vs Superman", "Justice League" et le dyptique -où futur triptyque ?- "Rebel Moon") une Director's Cut également, la version prolongée de 17 minutes, en dehors d'une métaphore sexuelle de la lobotomie de "Baby" (Emily Browing) : un homme (Jon Hamm de la série "Mad Men"), client attendu de la danseuse et prostituée BabyDoll, dans ce bordel fantasmagorique, l'informe qu'il ne la forcera pas à coucher avec lui mais qu'il peut néanmoins lui permettre de se libérer de tout ce qu'elle a vécu, [SPOILER ALERT] la jeune femme accepte, ferme les yeux et se réveille, dans le monde réel, face au médecin (le même Jon Hamm) qui pratique cette lobotomie et dont on voit le visage dans cette version longue, n'apporte que certaines scènes et dialogues supplémentaires dans un montage différent, en sus de scènes d'action plus violentes (c'est possible ? demanderont les détracteurs) mais complète surtout le film par une scène un brin (comédie) musicale avec "Love Is the Drug" de Bryan Ferry/Roxy Music repris par Carla Gugino et Oscar Isaac, peu après l'arrivée de Babydoll au cabaret, qui montre le déroulement d'une soirée type au sein de l'établissement. Si le compositeur habituel de Snyder, Tyler Bates ("L'Armée des Morts", "300" et "Watchmen", mais aussi la cinématographie de Rob Zombie ou la saga "John Wick"), épaulé cette fois par le producteur et compositeur de musique anglais Marius de Vries (directeur musical sur "Moulin Rouge" et co-compositeur, programmeur et coproducteur sur "Roméo + Juliette", tous deux de Baz Luhrmann, mais surtout récemment producteur exécutif de musique sur "La La Land", dont il a produit l'OST), reconnaît que les nombreux et excellents titres (repris par Emily Browning, Carla Gugino et Oscar Isaac) sont comme le subconscient du personnage de Babydoll : des clefs vers les différents mondes, on ne peut nier qu'encore une fois Zack Snyder a su faire jouer autre chose que la musicalité martiale des machine guns pour accentuer l'âme de son film, qui, au-delà de sa réussite incontestable et fascinante sur le plan visuel et esthétique, traite tout de même de la frontière entre réel et imaginaire, et non de la folie, mais du pouvoir de l'imagination, une imagination libératrice et protectrice, aussi soit-elle imprégnée de violence et de sexe glauque. Des indices musicaux, qui au-delà des titres ("Sweet Dreams (Are Made of This)", "Asleep", "Where Is My Mind?" ou "Love is the drug" parmi d'autres) parlant de rêves doux (alors qu'on se doute qu'un beau-père va abuser de la plus jeune de ses filles), de savoir où est mon esprit (quand Emily Browning enregistra des reprises de  qui peuvent être entendues durant le film Carla Gugino a suivi des cours de chant pour une séquence musicale en duo avec Oscar Isaac, qui fut néanmoins coupée de la version cinéma du film pour des raisons de durée[34]. Cette scène, chorégraphiée par le Canadien Paul Becker, est néanmoins présente dans la version longue du film Aux États-Unis, le film a divisé les critiques sur sa représentation des femmes. Alors que certains journalistes considèrent que le film est une critique de la sexualisation de la femme dans la culture populaire, d'autres journalistes ont décrit le film comme misogyne et certains ont été préoccupés par son traitement des violences sexuelles[46]. Pour le critique Michael Phillips du Chicago Tribune, le réalisateur aurait dû savoir dès la préproduction que « les fantasmes de quasi-viol et l'histoire de vengeance déguisée en puissante fable féministe n'allait satisfaire personne d'autres que lui-même »[47]. Pour Steve Persall du St. Petersburg Times le film est offensant car « il suggère que l'objectification des femmes les rends plus fortes ». Le critique précise que néanmoins le film laisse entendre « que les hommes qui battent et tuent finiront par avoir ce qu'ils méritent »[48]. Anthony Oliver Scott de The New York Times décrit le film comme « un fantasme de misogynie qui prétend être une fable féministe » et considère que son traitement des violences sexuelles est problématique[49]. Pour Peter Debruge de Variety, le film se positionne comme féministe alors qu'il semble viser « des garçons de treize ans ». Il précise que le fait que les personnages féminins risquent constamment d'êtres violés ou tués rend le film « hautement inapproprié pour les jeunes spectateurs » Néanmoins, pour Betsy Sharkey du Los Angeles Times, le film n'objectifie pas les femmes, mais ne les rends pas plus fortes non plus. Elle considère le film comme étant plutôt « une provocation merveilleusement sauvage »[51]. Dans un article rétrospectif sur la réception critique de Sucker Punch, le Britannique James MacDowell a remis en question la prétendue misogynie du film, arguant que le film est plutôt « une analyse profondément pessimiste de l'oppression féminine »[52]. Plusieurs mois après la sortie du film, Nathan Rabin de The A.V. Club écrit que : « Selon à qui vous le demandez, Snyder a soit créé l'ultime fantasme masturbatoire et sexiste, soit il a créé une critique de l'ultime fantasme masturbatoire et sexiste ». Néanmoins, pour Rabin, il échoue dans les deux cas Pour Scott Mendelsohn du HuffPost, le film est « une mini-épopée féministe amère, triste et en colère ». D'après Mendelsohn, le film est en réalité « une critique de la sexualisation des femmes dans la culture populaire » Patrick Bromley de DVD Verdict considère que Sucker Punch utilise « le prisme de la culture populaire pour dénoncer les rôles que l'on donne de force aux femmes, et pas seulement dans les fantasmes des geek. » Plusieurs années après la sortie du film, Zack Snyder déclarera que le film est une critique de la culture Geek, de son sexisme et de la façon dont elle est objectifie les femmes. Il en profite également pour réagir aux critiques qui considèrent le film comme misogyne Genèse et développement Zack Snyder décrit le projet comme une version des Aventures d'Alice au pays des merveilles avec des mitrailleuses[10]. Il a écrit lui-même l'histoire avant de la développer avec Steve Shibuya. Le projet devait démarrer en 2007 mais Snyder décida de le mettre de côté pour se concentrer sur Watchmen : Les Gardiens[11]. Satisfait de Watchmen, Warner Bros. annonce en 2009 qu'il sera le distributeur de Sucker Punch. Snyder déclara qu'il avait accepté de re-travailler avec le studio car il était satisfait de leur collaboration sur Watchmen, le studio lui ayant laissé le champ libre lors de la production[12]. Au départ, le réalisateur voulait que Sucker Punch soit classé « R » (interdit aux jeunes de moins de 17 ans non accompagnés) afin d'être totalement libre au niveau du ton du film. Néanmoins par la suite, le réalisateur dévoile que le film sera classé « PG-13 » (déconseillé aux moins de 13 ans)[13]. Distribution des rôles Avant le debut de la phase de casting, Zack Snyder révèle que le film mettra en scène une distribution principalement féminine, voulant faire l'opposé de son film 300, principalement masculin Le réalisateur proposa le rôle de Babydoll à Amanda Seyfried. Néanmoins, l'actrice fut contrainte de quitter le projet en raison du tournage de la série Big Love sur laquelle elle était déjà engagée[15]. Emily Browning signe alors pour reprendre le rôle. Parallèlement, Snyder propose le rôle de Sweet Pea à Abbie Cornish ; celui de Rocket à Evan Rachel Wood ; celui de Amber à Emma Stone ; et celui de Blondie à Vanessa Hudgens[16]. En 2020, Brie Larson dévoila avoir également auditionné pour jouer dans le film Wood quitte le projet en raison de ses rôles dans la série True Blood et dans la comédie musicale Spider-Man: Turn Off the Dark qui l'empêchait d'être disponible pour le tournage Jena Malone est engagée pour la remplacer. Jamie Chung signe également pour remplacer Stone qui était engagée sur le film Easy Girl Pour finir, Carla Gugino, Jon Hamm, Oscar Isaac et Scott Glenn sont engagés pour clore la distribution principale du film Tournage et post-production La préproduction démarre en juin 2009 à Los Angeles, avant de se poursuivre à Vancouver. Le tournage débute en septembre 2009 à Vancouver et s'est terminé en janvier 2010. Le même mois, la post-production démarre à Vancouver et Toronto. Le film fut tourné avec la technologie IMAX Rick Carter était le chef décorateur du film. Pour Zack Snyder, les décors du film devait donner l'impression de repousser les limites et il voulait éviter qu'ils ressemblent à ceux d'un jeu vidéo[27]. La direction artistique du film s'inspira énormément d'éléments de la culture japonaise, notamment des Samouraï, des Anime et des Mecha[28]. Les sociétés Animal Logic et Moving Picture Company furent chargées des effets spéciaux. Le film se déroulant sur trois niveaux : la réalité, une semi-réalité et un monde fantastiques - le troisième niveau est celui qui demanda le plus de travail aux équipes chargées des effets spéciaux Avant la sortie du film, Warner Bros. annonce qu'il sera diffusé en 3D. Zack Snyder commença à travailler sur la conversion du film en 3D mais sa sortie sous ce format fut annulée par la suite Snyder coupa plusieurs scènes et en re-monte d'autres afin de satisfaire la Motion Picture Association of America pour que le film ne soit pas trop violent, vulgaire ou sexuel. Néanmoins, il confirme l'existence d'une version longue non censurée, plus proche de sa vision originale, et dévoile qu'elle sera proposée sur les éditions vidéos du film[31]. Lors d'un entretien, Emily Browning a dévoilée qu'elle avait tourné une scène d'amour avec Jon Hamm dans le film dans laquelle elle juge que son personnage prend contrôle de sa propre sexualité. Néanmoins, la MPAA demanda à Snyder de la re-monter, ce qui donnait l'impression qu'elle n'était pas consentante. Le réalisateur décide par conséquent de couper la scène, ne voulant pas passer ce genre de message. La version originale de la scène est présente dans la version longue Après une formation artistique à Londres et Pasadena, Zack Snyder se lance dans la publicité et se fait rapidement remarquer pour son style et son sens de la Zack Snyder a déclaré : « Il y a d'autres films de super-héros dans lesquels ils plaisantent sur le fait que personne n'est blessé. Ce n'est pas nous. Quel est ce message ? De différentes manières aussi. Il y a eu une scène, cette scène où Dan et Laurie se font agresser. Ils ont battu les criminels. J'étais comme le premier gars, je veux montrer que son bras s'est cassé. Je veux une fracture ouverte. Je ne veux pas que ce soit propre. Je veux que tu dises : "Oh mon Dieu, je suppose que tu as raison. Si tu frappes un gars dans une ruelle, il ne va pas rester allongé par terre. Ça va être compliqué film d'action fantastique américain réalisé et co-écrit par Zack Snyder 1er mars 1966 Il a remporté deux prix lors de la 94e cérémonie des Oscars : celui du public pour son film Army of the Dead, et celui de la meilleure scène pour son Zack Snyder's Justice League via le vote de nombreux fans sur Twitter La production Netflix Army of the Dead était un projet spécial pour Snyder car il était son propre directeur de la photographie, et il s'agissait également de son premier film tourné en numérique Snyder a été décrit comme l'un des réalisateurs les plus polarisants du cinéma moderne Le critique de cinéma Armond White a classé Snyder comme l'un des quatre meilleurs cinéastes des années 2010 Le réalisateur James Cameron fait l'éloge de Zack Snyder : « J’ai étudié les grands maîtres, David Lean, Hitchcock, Kubrick… Des metteurs en scène qui continuent de m’inspirer ? Ridley Scott. Je vais voir tous ses films, même ceux qui se plantent. Pour moi ils sont excellents, grâce à sa méthode de travail, son regard, sa façon de placer la caméra. Je vais à l’école tous les jours. Chaque bon film est un apprentissage, tout cinéaste le sait. Aujourd’hui ce sont des réalisateurs installés, mais lorsqu’ils sont arrivés sur scène, j’ai été impressionné. Je parle de Zack Snyder, Robert Rodriguez, ces gars qui créaient leur propre langage cinématographique. Je peux être impressionné demain par un type dont je ne connais pas encore le nom» La réalisatrice Chloé Zhao évoque Snyder comme inspiration pour le film Eternals : « De toutes les interprétations modernes de Superman, c’est celle de Zack Snyder avec Man Of Steel qui m’a le plus inspiré car il a abordé ce mythe de manière authentique et bien réelle» De son côté, Christopher Nolan considère : « qu'il n’y a aucun film de super-héros et de SF aujourd’hui dans lequel je ne vois pas l’influence de Zack. Lorsque vous regardez un film de Zack Snyder, vous voyez et ressentez son amour pour le potentiel du cinéma. Le potentiel d'être fantastique, d'être exalté dans sa réalité, mais de vous émouvoir et de vous exciter Zack Snyder vit à Pasadena avec sa seconde épouse, des films de son mari. Le couple s'est rencontré en 1996 et s'est marié le 25 septembre 2004 à Manhattan, New York Snyder a huit enfants. Avec Deborah, il a adopté deux enfants pendant la production de Man of Steel Il cite Excalibur de John Boorman, Star Wars : Un Nouvel Espoir de George Lucas, Blue Velvet de David Lynch et Que le spectacle commence de Bob Fosse parmi ses films favoris 2011 : Sucker Punch Courts-métrages 1990 : Michael Jordan's Playground 2004 : The Lost Tape: Andy's Terrifying Last Days Revealed Clips vidéo 1989 : Love Is a Crime - Lizzy Borden 1992 : You're So Close - Peter Murphy 1992 : Tomorrow - Morrissey 2009 : Desolation Row - My Chemical Romance Scénariste 2007 : 300 2009 : Les Contes du Vaisseau Noir (Tales of the Black Freighter) de Daniel DelPurgatorio et Mike Smith (court-métrage) 2011 : Sucker Punch Producteur / producteur délégué 2009 : Les Contes du Vaisseau Noir (Tales of the Black Freighter) de Daniel DelPurgatorio et Mike Smith (court-métrage) 2009 : Sous le masque (Under the Hood) d'Eric Matthies (court-métrage) 2011 : Sucker Punch Caméo 2004 : L'Armée des morts (Dawn of the Dead) : Commando au Capitole 2009 : Watchmen : Les Gardiens : un commando au Vietnam Récompenses 2007 : Hollywood Film Festival : Film de l'année pour 300 Hollywood Film Awards : Hollywood Movie of the Year pour 300 2008 : Saturn Awards : meilleure réalisation pour 300 Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films, USA : meilleur réalisateur pour 300 2009 : ShoWest Convention, USA : Réalisateur de l'année des héros très, très musclés, volontaires, courageux et qui n’hésitent pas à appuyer sur la gâchette. Au sein de la dizaine de têtes brûlées s’aventurant dans Las Vegas, les leaders sont des : Ward, joué par l’ancien catcheur Bautista, met la barre haut, mais son acolyte Vanderohe (Omari Hardwick) n’est pas mal non plus dans le domaine du gros biceps. Muscles saillants, gros flingues, grandes gueules, il faut ce qu’il faut pour affronter les dangers assiégeant l’Amérique. Très gros muscles et très gros flingues, Army of the Dead, réal. Zack Snyder Ces corps aux mensurations frisant l’absurde ont un sens politique. En 1993, la chercheuse Susan Jeffords a montré combien les corps masculins rendaient compte des évolutions de l’idéologie dominante dans les années 1980 et 1990. Dans Hard Bodies, elle tisse un lien entre le succès de stars comme Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger et l’arrivée au pouvoir de Reagan : les personnages de John Rambo et du Terminator, mais aussi le flic sans peur de Piège de cristal (Bruce Willis), incarnent un idéal masculin puissant, volontaire et loyal, dans l’ombre de la figure de Reagan. Il s’agit de faire oublier le président Carter, mou et vendu aux femmes, aux bureaucrates et aux universitaires. À travers l’enjeu de définition d’un modèle dominant de masculinité, les muscles sont une affaire de politique intérieure, mais aussi de géopolitique : face à des menaces perçues comme toujours plus pressantes, le corps national doit affirmer sa puissance et sa détermination, c’est-à-dire bander les muscles et, si besoin, tout écraser sur son passage. Snyder adapte les « corps durs » à l’époque et à la nécessité financière de toucher un large public : en 2021, les héros « badass » sont afro-américains, parlent espagnol et sont parfois des femmes. Pour élargir tout à fait le champ des identifications possibles, l’équipe compte même un Allemand avec peu de muscles mais un gros cerveau, car il faudra bien ouvrir le coffre où reposent les millions. Mais sous la surface, la logique d’ensemble évolue peu : on s’affirme en gonflant ses muscles et en dégommant tout ce qui bouge – les explosions de tête rythment le film. Et ce sont bien des hommes robustes qui, en dernier ressort, sauvent la mise – dans tous les sens du terme. « Je vote démocrate ! » e Parti démocrate recueille les suffrages des Blancs du sud, des autres minorités ethniques juives et catholiques, des couches populaires, ouvrières et des immigrants récents du nord-est Zack Snyder et les (très) gros muscles de l’Amérique Truffé de références et de télescopages plus ou moins insolites, mêlant film de guerre, de braquage et d’horreur, Army of the Dead cartonne sur Netflix depuis mai. 15 ans après son très droitier « 300 », le réalisateur Zack Snyder offre un film moins visiblement réactionnaire mais révélateur des relations compliquées de l’Amérique – et de l’Occident – avec les Autres. (Par Manouk Borzakian) Cette image, on l’a vue mille fois au cinéma. Le vétéran, avec ses muscles et ses tatouages, prépare des burgers dans un fast-food miteux du fin fond du Nevada. Scott Ward (Dave Bautista), héros oublié de l’Amérique et lointain cousin de Rambo, n’a pas servi au Vietnam, en Afghanistan ni en Irak, mais a dégommé des zombies dans une Las Vegas infestée et désormais en quarantaine. Pour le même résultat. Décoré puis abandonné à son sort de cuiseur de steaks hachés, Ward n’hésite pas longtemps quand un sulfureux directeur de casino, Bly Tanaka, lui propose un marché juteux. L’homme d’affaires invite le vétéran à aller dévaliser le coffre de son casino pour y récupérer 200 millions de dollars… sachant que, dans vingt-quatre heures, une bombe nucléaire engloutira la capitale du vice et ses nouveaux habitants. Ni une ni deux, Ward se débarrasse de sa charlotte et de ses lunettes de presbyte, réunit une équipe de gros bras et s’en va toucher le jackpot pour s’offrir une nouvelle vie. L’Amérique face à l’Autre Une mission risquée car Las Vegas, cernée par des conteneurs géants, grouille de zombies d’une autre trempe que ceux auxquels le cinéma nous a habitués. En plus de bons vieux rôdeurs, des zombies « alphas », dont on soupçonne l’origine dans des expériences malheureuses de l’armée américaine, ont établi leur quartier général dans l’hôtel Olympus – avec une statue de Zeus devant l’entrée, au cas où on n’aurait pas bien saisi l’idée. Rapides et puissants, doués de conscience et capables de ressentir des émotions, ces monstres nouveaux semblent inarrêtables. Le monstre postmoderne rencontre le dieu antique, Army of the Dead, réal. Zack Snyder Si une figure du cinéma occidental illustre nos relations compliquées à l’altérité, c’est bien celle du zombie. Au risque de schématiser, les films du genre se divisent en deux grandes catégories depuis 1968 et la sortie de La Nuit des morts-vivants de George A. Romero. D’un côté, une lignée de films et de séries voient dans le zombie l’occasion d’une réflexion critique sur notre relation à l’Autre, sur ce qui nous oppose et nous rapproche d’une créature a priori aussi hostile que répugnante. Ils posent la question d’une possible cohabitation entre vivants et morts-vivants, sur le ton de l’humour à la fin de la comédie Shaun of the Dead ou de manière plus grave dans la série In the Flesh. De l’autre, Hollywood a travaillé à dépolitiser le genre en réduisant les zombies à une masse uniformément hostile, hors de l’humanité et devant être exterminée sans autre forme de procès. Point d’orgue du processus, le très bankable World War Z se concluait, en 2013, sur la perspective d’une longue guerre sans merci contre cet autre irréductible. On reconnaît, dans la vision des zombies comme une masse monolithique déchaînée, les mécanismes habituels du racisme. Plus largement, on peut y voir une confirmation du diagnostic proposé par Marc Augé en 1994. Dans Pour une anthropologie des mondes contemporains, l’anthropologue pointait notre difficulté à « penser l’autre comme un autre », avec ses spécificités mais aussi son irréductible humanité. Avec comme double conséquence de réduire l’Autre à son étrangeté et de se replier sur des identités – nationales, religieuses, de genre – figées. Exemple de cette tendance sur grand écran, un certain Zack Snyder réalisait en 2004 un remake de Zombie, film culte de Romero sorti en 1978. En lieu et place de la critique facétieuse de la société de consommation portée par son modèle, cette Armée des morts – titre français de Dawn of the Dead, à ne pas confondre avec le film de 2021 – jouait la carte de l’action testostéronée : ne pas réfléchir et tirer dans le tas. Deux ans après, 300, du même Snyder, chantait la gloire de soldats spartiates très aryens, résistant à l’agression d’un peuple perse méprisable et violent, mené par un empereur déviant, cruel, fourbe et pas du tout aryen. Les zombies d’Army of the Dead continuent d’incarner une altérité monolithique, réduite à son hostilité à l’humanité (occidentale). Dotés d’un roi chef de guerre, capables de se reproduire et plus difficiles à massacrer qu’avant, ils constituent une menace d’autant plus inquiétante. Explication de texte par Snyder en personne : « ils sont juste là pour nous remplacer ». Tiens donc. Le film entier se révèle un beau lapsus, aurait dit l’historien Marc Ferro, trahissant une angoisse qui n’a pas fini de coloniser nos imaginaires : l’invasion. Des corps (géo)politiques Mais quels héros sauront nous prémunir de ce danger renouvelé d’anéantissement-remplacement ? Réponse de Snyder : , Snyder est fidèle à sa réputation. Il faut dire que de 300 à Justice League en passant par Man of Steel, le réalisateur ne s’est pas seulement fait remarquer pour son style très reconnaissable. Contre cette étiquette, le pauvre réalisateur s’est défendu de toutes ses forces dans une interview pour The Guardian, brandissant son bulletin de vote Biden et clamant son respect des femmes fortes. Difficile pourtant de ne pas déceler dans son dernier film des relents des pires discours bellicistes auxquels nous ont habitué les États-Unis et leurs alliés. Indépendamment des qualités esthétiques qu’on peut, ou non, lui trouver. Ben Affleck s’est entraîné sans relâche pour devenir Batman et faire taire les fans pessimistes. L’acteur a pris 18 kilos et la transformation mettra tout le monde d’accord. Apparemment, Ben Affleck a donc pris pas moins de 18 kilos après avoir suivi un régime spécial lui faisant ingurgiter 5 000 calories par jour. Et le résultat est là puisque des récentes photos de lui dévoilent un torse énorme faisant presque exploser son T-shirt bleu ciel. Selon les bruits de couloir, son tour de biceps mesurerait 43 cm, fruit de six séances de préparation intensive par semaine pendant cinq mois. Certaines d’entre elles duraient entre 3 et 4 heures. En lisant cela, les fans ne pourront pas dire que Ben Affleck n’a pas tout donné pour devenir Batman. Un choix qui ne pouvait qu’accroître les disparités esthétiques d’un monde à l’autre, ce qui était le but recherché. . “Pour la séquence de la Première Guerre Mondiale, j’ai choisi de faire appel à Pixomondo,” explique Des Jardins. “Cette société allemande est moins connue que d’autres prestataires, mais elle avait l’avantage d’avoir travaillé il y a deux ans sur Le Baron Rouge, un film à gros budget dont l’action se situait dans le milieu des pilotes de chasse de la guerre 1914-1918. Suite à ce projet, ils avaient à leur disposition toute une banque de données sur les véhicules et les architectures de cette époque, sans compter leur expérience de l’animation de combats aériens. C’était un sérieux atout pour nous. Sur le plan visuel, nous nous sommes inspirés des ambiances du film de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la Gloire, dont l’action se déroulait dans le même type d’environnement : un paysage dévasté jusqu’à l’horizon, des tranchées boueuses, une image quasiment en noir et blanc…” Une première guerre mondiale revisitée dans un esprit très « steampunk », les filles devant combattre une armée allemande faite de zombies gonflés de vapeur pour parvenir jusqu’à un dirigeable Zeppelin… La séquence du monde extraterrestre,gérée par Prime Focus, avec son train futuriste et ses robots, présente l’une des visions les plus étonnantes du film : on voit les jeunes filles embarquer dans un vulgaire hélicoptère Huey datant de la guerre du Vietnam alors que l’environnement est des plus fantastiques… Des Jardins explique que le projet s’est avéré bien différent des autres opus du cinéaste : “Sucker Punch est beaucoup plus ambitieux. Le film comporte environ 1100 plans à effets visuels ! Et il y avait énormément de scènes dans lesquelles tout l’environnement était généré par ordinateur. En comparaison, Watchmen était davantage ancré dans le monde réel. Il a fallu se mettre à niveau Imagerie virile, fascination pour les armes à feu et l’hémoglobine et valorisation de la violence physique Sans trop se forcer, une bonne partie de la critique en a fait le propagandiste de la droite américaine par excellence . a tout imaginé, une histoire qu’il a mûrie pendant des années et qu’il a nourrie de ses multiples influences de « geek » avoué : “J’ai été influencé par l’Heroic Fantasy et des magazines spécialisés comme Métal Hurlant. Le film combine ces sources d’inspiration à d’autres éléments tels que la série La Quatrième Dimension ou les livres de Richard Bach. Sucker Punch est un film d’évasion, au sens propre et figuré. Il montre comment l’esprit peut ériger une barricade quasi infranchissable entre l’imaginaire et la réalité, et jusqu’où nous sommes prêts à aller et quels sacrifices nous sommes enclins à faire pour nous tirer d’une situation difficile.” Avec quatre autres filles, elle décident de tenter l’aventure. Ce faisant, elles vont affronter des zombies, des robots, des dragons … Le film est fortement influencé par la culture populaire, des mangas aux jeux vidéo en passant par la L’idée était que Babydoll invente ces quatre univers à partir d’accessoires qu’elle découvre dans les coulisses du théâtre de l’établissement psychiatrique. Chacun d’eux va stimuler son imagination et donner naissance à un lieu fantastique dans son esprit. C’est le même paysage, mais la vision est différente, comme lorsque la réalité est déformée dans nos rêves. Quatre mondes imaginaires Le grand défi du film, c’est la présence de quatre mondes imaginaires entièrement différents les uns des autres, même s’ils font tous penser à des univers de jeux vidéo. D’ordinaire, dans un film fantastique ou de science-fiction, il n’y a qu’un seul monde à créer, une seule charte visuelle, un seul code graphique. C’est le cas, par exemple, pour Avatar, 300 ou Tron: L’Héritage. Dans ce genre de film, le travail de développement visuel est amorti sur toute la durée du long-métrage. L’équipe peut réutiliser plusieurs fois les modèles, les textures, les cycles d’animation, les choix d’éclairage des éléments 3D… Là, rien de tout ça. “Pour chacun des univers, nous sommes repartis de zéro,” précise Des Jardins. “On devait tout réinventer à chaque fois, tout modéliser, tout texturer, tout éclairer… Et une fois la séquence terminée, ce travail n’était plus réutilisé. Au final, c’était comme si nous avions fait quatre films en même temps ! Cela a demandé un énorme investissement.” Chacun de ses univers devait avoir une identité visuelle très forte, que ce soit au niveau des décors, de la lumière ou du traitement de l’image. Quatre studios VFX : un par monde Étant donné qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une continuité visuelle entre ces mondes, chacune des quatre séquences a été Le genre de contraste que Zack Snyder affectionne particulièrement. Le panorama de la ville s’inspire de celui de Blade Runner, tandis que le paysage environnant est un hommage avoué à la planète du premier Alien. Les paysages ont été créés à l’aide de Terragen, un logiciel spécialisé dans la création de terrains réalistes en 3D. La séquence met en scène une troupe de robots menaçants… “Nous avons utilisé la technique de « rotomation », un principe qui tend à se développer de plus en plus. On l’a vu à l’œuvre dans les Pirates des Caraïbes, I Robot ou pour Gollum dans Le Seigneur des Anneaux. Il consiste à faire interpréter les personnages virtuels par de vrais acteurs, puis à caler manuellement l’animation 3D sur leurs mouvements. L’action est alors filmée par six ou huit caméras HD témoins disposées autour du décor. Ces images témoins nous donnent la position de l’acteur dans chaque image sous tous les angles, ce qui permet aux animateurs de reconstituer sa position exacte dans l’espace. Le principe est complètement différent de la Motion Capture puisque les personnages sont animés 100% à la main. Pendant le tournage de la scène, nous avions plusieurs acteurs qui représentaient les robots. Dans certains plans, même les filles sont animées en 3D !” Actrices et doublures numériques Les scènes d’action dans les mondes imaginaires étaient l’une des grandes difficultés du film. Zack Snyder voulait des affrontements au style bien particulier, où l’action reposait autant sur les cascades que sur les effets visuels. Pas évident de rendre crédible des scènes de combat où les frêles héroïnes (Vanessa Hudgens mesure 1,56 mètre…) affrontent des multitudes d’orques et de zombies au physique massif. Du fait du décalage entre le physique des héroïnes et les exploits de leur personnage, il a fallu inventer des techniques de combat spécifiques, qui tenaient compte à la fois des capacités des actrices et de l’impact visuel des mouvements. Les comédiennes ont ainsi appris à travailler avec les effets de câbles afin de pouvoir accomplir des bonds « impossibles ». Lorsque les effets de câbles ne suffisaient plus, l’équipe se tournait vers l’animation 3D et des doublures numériques. MPC a créé celle de Babydoll, Prime Focus celle de Rocket et de Sweet Pea, et Animal Logic s’est occupé des deux dernières, Amre et Blondie. “Dans certains cas, nous avons réussi à effectuer une transition en gros plan de l’actrice réelle à sa doublure 3D sans qu’on ne voie le point de bascule réel/virtuel,” raconte Des Jardins. “Il y a un plan en particulier où Babydoll fait un bond gigantesque et atterrit juste devant la caméra, le tout sans coupure. Nous avons filmé Emily Browning en train d’amorcer le saut, aidée par des câbles, puis en train d’atterrir, là encore avec des câbles. Ensuite, nous avons animé le personnage en 3D pour qu’il effectue le saut et relie de manière invisible les deux parties en prises de vues réelles.” Seule la doublure numérique d’Emily Browning a été réellement travaillée sur le plan visuel. Le personnage devait être cadré de près dans plusieurs plans d’action, alors que les doublures 3D des autres filles n’étaient vues que de loin. Pour plusieurs d’entre elles, il a fallu créer des simulations de poils afin d’animer les cheveux, ainsi que des simulations de tissus pour certains vêtements flottants. Le combat contre le samouraï géant dans le premier monde imaginaire posait sans doute le plus grand défi pour l’équipe. Comment filmer un duel entre une jeune femme armée d’une épée, et un personnage censé mesurer 3,50 mètres de haut et armée d’une mitrailleuse lourde… “Au départ, j’avais pensé tourner la scène avec un cascadeur perché sur une plate-forme de sorte que sa tête se retrouvait au même niveau que celle du personnage,” explique Des Jardins. “L’idée était qu’ainsi, Emily puisse interpréter la scène en regardant au bon endroit. Mais ça ne fonctionnait pas. Du fait de l’éloignement physique entre les deux interprètes, l’action tournait à vide. Il n’y avait pas de contact. J’ai donc proposé de répéter le combat avec le cascadeur à la même hauteur qu’Emily, tandis que celle-ci regardait vers le haut, en direction d’une tête découpée dans du carton. Le résultat était beaucoup plus dynamique.” Sabre et armes à feu Toutes ces scènes d’action ont été largement augmentées en postproduction par l’intégration d’effets animés en 3D sur les armes. Ainsi, la flamme qui jaillit au bout du canon à chaque détonation a été ajoutée par ordinateur. Par sécurité, l’équipe préférait éviter le recours à des balles à blanc, surtout lorsque l’action exigeait que l’arme soit pointée vers un acteur. Dans ce cas, les actrices utilisaient des armes spéciales équipées de deux LEDs à l’extrémité du canon. L’une était dirigée vers l’avant, l’autre vers l’arrière, de sorte qu’elles étaient visibles de partout. Lorsque l’actrice appuyait sur la gâchette, les LEDs s’illuminaient, et l’animation de la flamme était ensuite calée là-dessus. Emily Browning a également bénéficié d’un coup de pouce numérique pour le sabre de son personnage. Elle est la seule des héroïnes à utiliser une arme blanche dans le film. “Il y a plusieurs plans dans lesquels la lame a été animée en 3D et calée sur la poignée vide que tenait Emily. Le plan le plus difficile était celui où la caméra longe littéralement la lame à quelques centimètres de hauteur. On peut voir qu’elle est gravée d’une multitude de petits motifs. En fait, il s’agit d’une fresque miniature qui raconte toute l’histoire du personnage, du début à la fin. C’est l’illustrateur Alex Pardee qui l’a dessinée. Zack trouvait le concept plein d’ironie : le fait qu’Emily tenait son destin entre ses mains à l’aide de ce sabre, mais que son destin était déjà inscrit sur ce même sabre sans qu’elle ne s’en rende compte. Dans ce plan-là, la lame 3D remplit tout le cadre de l’image. Il fallait qu’elle soit absolument parfaite au niveau des textures (avec toutes les micro-éraflures) et du rendu (avec le reflet déformé de l’environnement).” Un défi tout aussi passionnant était posé par la scène du dragon. Le scénario impliquait de montrer un combat aérien entre la créature et de vieux coucous de la Première Guerre Mondiale. L’équipe a passé des mois à concevoir les différentes péripéties d’un tel combat pour que l’action reste crédible, tout en maintenant le suspense. Très particulier, le look du dragon rappellera de bons souvenirs aux passionnés de jeu vidéo : il est un hommage à la créature du jeu Dragon’s Lair ! Lors de sa sortie aux États-Unis, le film a été assassiné par la critique, mais tous les observateurs ont reconnu son exceptionnelle richesse visuelle, et salué le talent stylistique de Snyder. Pendant 1h50, les effets visuels assurent le spectacle, un grand spectacle, et c’est bien là tout ce qui importe aux yeux du public cible de ce film ! Sucker Punch, de Zack Snyder, avec Emily Browning et Abbie Cornish, démontre une nouvelle fois la maîtrise esthétique du réalisateur de 300 et de Watchmen. Au delà de ce seul point, voici une véritable tragédie fantastique particulièrement réussie. Le film se déroule dans trois niveaux de réalité : un asile d’aliéné où une jeune orpheline héritière d’une fortune est enfermée par son beau-père, un cabaret-bordel immonde et une sorte d’univers de jeux vidéos. Chaque niveau est un échappatoire psychotique d’un autre qui joue un rôle dans le plan d’évasion de l’héroïne, au point qu’être certain du niveau de la « vraie réalité » est loin d’être évident avant les dernières scènes. Le scénario est particulièrement soigné. Chaque niveau a sa logique propre mais qui est englobé dans la logique globale. Le but de l’héroïne reste d’échapper à l’horreur dans tous les niveaux, y compris la réalité, et son plan transcende les niveaux. La réalisation finale de son plan prenant une voie assez surprenante. L’esthétique des trois univers profite évidemment d’effets spéciaux numériques nombreux mais qui donnent un cachet très particulier au film. Le look des jeunes femmes héroïnes y contribue bien entendu. S’il est clair que ce film ne se destine pas à un public trop jeune, il déplaira également aux amateurs de films classiques. Une mentalité d’amateur de jeux de rôles et de jeux vidéos semble nécessaire pour apprécier à sa juste valeur ce petit bijou. Sucker Punch est un jeu vidéo de baston, sans aucune interactivité. Porté par un scénario presque original qui mise visiblement sur ses effets spéciaux rageux, le film exploite le filon du rêve et de la réalité, déjà largement prospecté par des films comme Big Fish (de Tim Burton en 2003), Inception (de Christopher Nolan en 2010) ou de façon plus lointaine par Matrix (des frères Wachowski à partir de 1999). A l'instar d'Inception, le rêve comporte plusieurs niveaux de profondeur, et comme il est une fuite de la réalité, chaque niveau est un peu plus embelli. Pour le réalisateur, dans le dossier de presse, « c’est un film d’évasion, au sens propre et figuré. Il montre comment l’esprit peut ériger une barricade quasi infranchissable entre l’imaginaire et la réalité, et jusqu’où nous sommes prêts à aller et quels sacrifices nous sommes enclins à faire pour nous tirer d’une situation difficile. » Dans la réalité, Babydoll est internée de force dans un hôpital psychiatrique glauque à souhait, où les responsables abusent de leurs pensionnaires et se livrent à toutes les magouilles possibles. Dans son rêve, Babydoll est placée de force dans une maison de passes, par un prêtre bien sûr, affublé des traits de son beau-père, où elle est condamnée à danser et à coucher pour le plus grand enrichissement de son proxénète, incarné par le responsable de l'asile dans la réalité. Pour résister à l'horreur de sa détention, elle entre à nouveau dans le monde des rêves lorsqu'elle exécute ses danses. Dans ce deuxième et dernier niveau de profondeur, Babydoll est l'héroïne « loliconée » de scènes d'action ultra-stylisées et hyperviolentes. Jaillissant dans un déluge de musiques métal, les différentes couches se répondent, chaque strate supérieure hypertrophiant les ombres de son assise. Pas très originale certes mais, de ce point de vue, l'idée est assez bien traitée. Bien sûr les paroles du sage qui accompagne les jeunes atteignent le summum du ridicule (« Souvenez-vous, si vous ne vous battez pas, vous risquez de tomber dans un piège. Ah, encore une chose : tâchez d’unir vos forces. »), mais on ne peut pas tout avoir. Techniquement la plastique est aussi bien léchée que le film 300, du même réalisateur en 2007, mais l'ambiance noircie qu'on survolait dans le Royaume de Ga'Hoole (2010) est ici ténébreuse. La violence est multiple : physique, psychologique, morale... La jeune fille et ses amies sont livrées au bourreau dont on se demanderait même pourquoi il ne profite pas plus de sa situation. Sans doute parce que la cruauté est plus désirée par le réalisateur que la sexualité, même s'il pratique exactement ce qu'il dénonce : l'exploitation à des fins financières des charmes d'une jeune fille. Reste que l'horreur est étalée complaisamment avec une jouissance palpable, et dessinée par des ralentis compulsifs. Aux fins d'oxymores délectés, on montrera un prêtre apparemment aimant qui hurlera des blasphèmes à la première contrariété, une tentative de viol sur l'air du Stabat Mater de Giovani Battista Pergolèse, ou des dragons à égorger dans des structures gothiques curieusement proches des architectures de cathédrales. A la combinaison outrancière de l'Église catholique et de la perversité répond la sérénité du bouddhisme, piètrement instrumentalisé comme souvent pour enseigner qu'il faut renverser ses peurs. doit s'échapper avant d'être confiée à son premier client, métaphore de la lobotomie. Dans ce monde, les patientes sont toutes des danseuses, entraînées par Vera Gorski (Carla Gugino, vue sous des prothèses la vieillissant mais aussi jeune et attirante dans "Watchmen" de Snyder dans le rôle du premier Spectre Soyeux, Salle Jupiter, et entendue dans la trilogie DC du même Znyder en tant que voix de l'ordinateur du vaisseau kryptonien), sa thérapeute, à donner les plus beaux spectacles afin d'attirer et de faire dépenser les clients de Blue Jones, ici le proxénète derrière ce cabaret. Elle se rapproche de quatre autres danseuses : Sweet Pea (Abbie Cornish) et sa sœur Rocket (Jena Malone), Blondie (Vanessa Hudgens) et Amber (Jamie Chung). Avec les filles, elles décident de trouver un moyen de fuir le cabaret en collectant des objets qui les aideront dans leur fuite. Lors de la collecte de ces objets, Babydoll entre mentalement dans des mondes fantastiques imaginaires dans lesquels elle et les filles sont de puissantes guerrières. Il s'agit de parallèles aux événements qui se passent dans le cabaret, et par conséquent, également dans la réalité à l'hôpital. Babydoll se laisse repérer par les gardes devant le cabaret, pendant que Sweat Pea fuit. Elle se fait frapper par l'un d'eux et se réveille, le lendemain, lobotomisée dans le monde réel. Mais quelque chose dans son regard déroute le médecin : elle est résignée et accepte la lobotomie sans peur, car c'est ce qui doit être fait pour que « tout se termine bien ». Le docteur en informe Vera Gorski. Celle-ci, n'ayant pas prescrit l'intervention, s'étonne et comprend alors que Blue falsifie sa signature depuis des mois. Il est arrêté par la police au moment où il allait enfin posséder Babydoll, mais elle s'est déjà échappée, la lobotomie ayant effacé qui elle était. Le film se termine sur la fuite de Sweet Pea vers ses parents. Le chauffeur du bus qui la ramène chez elle a l'apparence du sage des cinq filles dans les mondes créés par l'imagination de Babydoll. Lors de sa sortie, le film reçoit un accueil mitigé de la part de la critique américaine IIl réalise également une mauvaise performance au box-office, devenant un échec Une version longue du film est sortie par la suite en vidéo, contenant des scènes coupées du montage original afin d'éviter que le film ne soit classé « R - Restricted » aux États-Unis

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