« Faire renaître les étagements de tendresse dans le chaos du passé »
« Quand j'étais enfant, nous avions honte ensemble - de notre maison, de notre pauvreté.
Maintenant j'avais honte de toi, contre toi.
Nos hontes se sont séparées. »
« Elle se sentais bien avec lui parce qu’il étais différent, mais très vite il devenu quelqu’un d’autre - c’est à dire comme tout les autres »
« On m'a dit que la littérature ne devait jamais tenter d'expliquer, seulement illustrer la réalité, et j'écris pour expliquer et comprendre sa vie.
On m'a dit que la littérature ne devait jamais se répéter et je ne veux écrire que la même histoire, encore et encore, y revenir jusqu'à ce qu'elle laisse apercevoir des fragments de sa vérité, y creuser un trou après l'autre jusqu'au moment où ce qui se cache derrière commencera à suinter.
On m'a dit que la littérature ne devait jamais ressembler à un étalage de sentiments et je n'écris que pour faire jaillir des sentiments que le corps ne sait pas exprimer.
On m'a dit que la littérature ne devait jamais ressembler à un manifeste politique et déjà j'aiguise chacune de mes phrases comme on aiguiserait la lame d'un couteau.
Parce que je le sais maintenant, ils ont construit ce qu'ils appellent littérature contre les vies et les corps comme le sien. Parce que je sais désormais qu'écrire sur elle, et écrire sur sa vie, c'est écrire contre la littérature. »
« Lutte d’un fils pour ne pas devenir un fils »
« Je ne voulais pas que tu saches qu'à neuf ou dix ans déjà je connaissais le goût de la mélancolie et du désespoir, que j'étais prématurément vieilli par ces sentiments en moi. »
« En voyant cette image j’ai senti le langage disparaître en moi »