Violences intra familiales, emprise psychologique et physique, système de domination des pères simples sur les femmes et enfants. Idée que l’organisation familiale repose sur l’exercice d’une violence (dureté) donnée pour légitime et sur la menace de sanctions du père. Idéologie misogyne issue du Code Napoléonien, tyrannie des hommes sur les femmes qu’ils contrôlent et « protègent ».
Les violences sexistes sont un continuum, des violences verbales, psychologiques et physiques (colères, crises, violences physiques et morales).
Histoire de Bertrand Cantat : mise en balance des mots et des coups, crime passionnel, « oui mais c’est parce qu’il l’aimait »…
Violence bienveillante, regard paternaliste et condescendant, raisonnements concessifs (je suis pour le féminisme, mais…).
La violence des bons pères de famille, socialement intégrés, n’est pas celle des montres. C’est toujours des accidents ou débordements : trop amoureux, maladroits, bourrés, malheureux, jaloux, enthousiastes, mais pas violents. Les femmes sont aussi responsables, là où les victimes d’agresseurs sont entièrement innocentes. Cette « croyance en un monde juste » où la victime l’a bien cherché ne permet pas d’interroger la société et implique qu’on n’y a pas de raison pour que la situation se reproduise !
Ils se protègent les uns les autres.
Or dans 91% des viols déclarés, la victime connaît l’agresseur, et 45% est leur conjoint ou ex.
Il y a 45 interventions par heure de la police pour violences intrafamiliales…
Une femme meurt tous les 2 jours et demi en France dans le cadre de violences intrafamiliales…
Une Française sur 10 se déclare victime d’inceste.
Traitement des meurtres de femmes avec sensationnalisme dans les médias. Cela pousse les femmes à quitter l’espace public et à rejoindre la sphère familiale, s’y croyant plus safe, en réalité le théâtre privilégié des espaces domestiques.
Traiter les affaires de violences de façon individuelle ne permet pas de mettre au jour le continuum de violence ni la structure sociale qui permet l’impunité des hommes violents.
Les hommes violents sont l’incarnation d’un système dysfonctionnel qui porte en lui les germes de la violence.
Contrairement à la violence chaotique et aléatoire des monstres, celle des étranger suivrait un référentiel culturel, religieux et social, qui entrerait en concurrence avec l’organisation des bons pères de famille.
Les personnes racisées sont perçues comme « autres » versus le groupe des « Blancs » dominants perçus comme le référent universel. Cela vient aussi justifier des politiques sécuritaires, islamophobes et anti-immigration.
Cela intègre la mysoginie comme étant intrinsèque au musulman, arabe, migrant, ce qui appuie le projet raciste et nie toute mysoginie et violence patriarcale dans son camp politique.
Il y a tout un discours contre le « Neo-féminisme » qui ferait un procès au mâle hétérosexuel blanc, au lieu de se concentrer sur les causes des femmes musulmanes opprimées par exemple.
Séparer l’homme de l’artiste. Les victimes sont considérées comme des collatéraux, ou le combustible même, pour que les hommes continuent d’enrichir le monde politique, culturel, artistique, sportif.
Se distinguent des hommes modestes, les bons pères de famille ratés, qui se sont fait prendre « ivres », là où l’élite a l’élégance d’agir en marge et d’organiser autour d’elle un système de protection.