Résumé
Un jeune homme d'origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l'unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu'il a un doute et que la vie d'un homme mérite quelques heures de discussion. Il s'emploie alors à les convaincre un par un.
Un grand classique du film de justice, beau huit clos à voir en VO absoluement
film vraiment intéressant et prenant, un huit clos, bien choisi pour mettre en lumière l’évolution de la situation : les mêmes hommes au même endroit pendant 1h30 Grâce au dialogue, l’opinion évolue Morale 1. L’importance du doute raisonnable : Le film souligne que la justice ne doit pas être précipitée et que condamner quelqu’un sans examiner toutes les preuves avec soin peut conduire à des erreurs irréversibles. 2. Le pouvoir de la pensée critique et du questionnement : Le juré n°8 (joué par Henry Fonda) démontre que remettre en question les apparences et les opinions dominantes est essentiel pour parvenir à la vérité. 3. La lutte contre les préjugés : Plusieurs jurés sont influencés par des biais personnels et des stéréotypes sociaux, montrant comment les préjugés peuvent fausser le jugement et mener à l’injustice. 4. Le courage face à la pression du groupe : Le film illustre l’importance de défendre ses convictions, même lorsqu’on est seul contre tous. Le juré n°8 persiste à demander une discussion équitable, ce qui finit par faire évoluer les autres.
De Sydney Lumet. Très bien construit et intelligent. Très bons acteurs incarnant chacun un personnage à la personnalité très différente. Telerama: Plan large sur le fronton du palais de justice. Dans la salle 228, un adolescent comparaît pour le meurtre de son père. Pourtant, dans ce premier film de Sidney Lumet, nous ne verrons rien du procès, à peine le visage olivâtre et désemparé de l’accusé, regardant le jury partir vers la salle des délibérations. La pièce est petite, il y règne une chaleur orageuse, étouffante. Le verdict semble couru d’avance. Un vote unanime, et les jurés pourront retourner vaquer à leurs occupations. Mais à « non coupable », une main se lève. Le huitième juré ne prétend pas être sûr de l’innocence du prévenu : il dit juste « c’est possible ». Et le répétera sans relâche... Ce classique ne vieillit pas. La mécanique en est si précise et prenante, l’interprétation si convaincante qu’il se découvre ou se revoit avec la même passion. Henry Fonda, noble figure de la démocratie, se bat pied à pied, refaisant le procès à huis clos. En face de lui, onze Américains de tempéraments, de couches sociales et de préjugés différents. De “Douze Hommes en colère” à “À bout de course”, Sidney Lumet en six films immanquables Lumet réussit, en quelques traits, à les hisser au-delà des archétypes. Il filme leurs visages soudain assaillis par le doute et rend presque audible le déclic qui les fait passer, l’un après l’autre, dans le camp de la présomption d’innocence. Mais, au fait, qui est ce juré n° 8, ce type en blanc qui a su faire pencher la balance ? Un type comme vous et moi. Juste un citoyen comme les aimait Lumet.
Superbe construction de l’histoire
Rhétorique bien exploitée
Jack Lemon et Tony Denza. Comment un juré parvient à convaincre de l’existence d’un doute