
L'étranger
2016
•
Albert Camus
Avis de la communauté
Opinion du public
6.9k avis
7,7/10
Les lecteurs sont captivés par 'L'Étranger', trouvant dans son exploration de l'absurdité et de l'aliénation une résonance profonde et dérangeante. La simplicité du style de Camus, combinée à la complexité des thèmes, crée une expérience de lecture unique qui pousse à la réflexion. Bien que certains trouvent le personnage principal émotionnellement distant, cela sert à renforcer le message du roman sur l'indifférence face à l'existence.
👍 Exploration captivante de l'absurdité de la vie.
👎 Peut dérouter par son personnage principal détaché.
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Summary
Analyse : Roman psychologique (intime).
Avis et Commentaires
1003 avis« comme chez Mersault, mes sentiments se vivent plus qu’ils ne se disent »
J’adore ce luvre
Assez court et droit au but Iconique mais la fin avec le religieux why??? Marie😆 Autiste ? Sociopathe ?
Nº19 Décembre 2025 Étranger du monde, étranger aux sentiments les plus primaires l'amour de sa mère l'amour de la vie Sentiments déroutants, dérangeants Écriture fluide
La lecture de L’Étranger est perturbante, car le personnage de Meursault ne correspond pas aux attentes du lecteur. Son comportement suscite un malaise qui pousse à s’interroger sur nos propres normes morales. En ce sens, le roman ne juge pas seulement Meursault, mais aussi le lecteur. • Le lecteur est mis dans la même position que la société qui juge Meursault. • Le livre devient un miroir moral.
un personnage-narrateur nommé Meursault, vivant à Alger en Algérie française. Meursault reçoit un télégramme annonçant que sa mère, qu'il a placée à l’hospice de Marengo, vient de mourir. Il prévient son patron de son absence mais celui ci ne lui présente pas les condoléances et semble insinuer que ça tombe un vendredi pour lui donner un long we « ça n’est pas ma faute ». Il se rend en autocar à l’asile de vieillards. Veillant la morte toute la nuit avec cercueil fermé à sa demande, il assiste le lendemain aux funérailles, sans avoir l'attitude attendue d’un fils endeuillé ; le protagoniste ne pleure pas, il ne veut pas simuler un chagrin qu'il ne ressent pas alors que les autres vieux semblent bouleversés. Le lendemain de l'enterrement, Meursault décide d'aller nager à l'établissement de bains et y rencontre Marie, une ancienne collègue. Le soir, ils sortent voir un film comique au cinéma et couchent ensemble. Le lendemain matin, son voisin, Raymond Sintès, proxénète notoire, lui demande de l'aider à écrire une lettre pour faire de fausses excuses à sa maîtresse maure qu’il a frappé; il craint des représailles du frère de celle-ci. La semaine suivante, Raymond frappe et injurie sa maîtresse qui est venue dans son appartement. La police intervient et convoque Raymond au commissariat. Celui-ci utilise Meursault comme témoin de moralité. En sortant, il invite Marie et lui à déjeuner le dimanche suivant à un cabanon au bord de la mer, qui appartient à un de ses amis, Masson. Lors de la journée, Marie demande à Meursault s'il veut se marier avec elle. Il répond que ça n'a pas d'importance, mais qu'il accepte volontiers l'idée. Le dimanche midi, après un repas bien arrosé, Meursault, Raymond et Masson se promènent sur la plage et croisent deux Arabes, dont le frère de la maîtresse de Raymond. Une bagarre éclate, au cours de laquelle Raymond est blessé au visage d'un coup de couteau. Après s'être fait soigner, Raymond retourne sur la plage avec Meursault et rencontre à nouveau les deux Arabes. Meursault, apprenant que Raymond est armé, lui demande de lui confier son revolver pour éviter un drame. Plus tard, Meursault, seul sur la plage, accablé de chaleur et de soleil, rencontre à nouveau l’un des Arabes, qui, à sa vue, sort un couteau. Aveuglé par la sueur, ébloui par le reflet du soleil sur la lame, Meursault appuie sur la détente du revolver que Raymond lui a confié et tue l'Arabe d'une seule balle. Puis, sans raison apparente, il tire quatre autres coups sur le corps inerte. Dans la seconde partie du roman, Meursault est arrêté et questionné. Ses propos sincères et naïfs mettent son avocat mal à l'aise. Il ne manifeste aucun regret, mais de l'ennui. Lors du procès, on l'interroge davantage sur son comportement lors de l'enterrement de sa mère que sur le meurtre. Meursault se sent exclu du procès. Il dit avoir commis son acte à cause du soleil, ce qui déclenche l'hilarité de l'audience. Le soleil provoqua, toujours selon Meursault, une distorsion de la vision semblable à une hallucination. La sentence tombe : il est condamné à la guillotine. L’aumônier visite Meursault pour qu'il se confie à Dieu dans ses derniers instants, mais celui-ci refuse. Quand l'aumônier lui dit qu'il priera pour lui, cela déclenche sa colère. À la suite de cette Chagrin d'école est un essai mâtiné d'autobiographie sur le parcours psychologique d'un cancre dans le système scolaire, en plus de plusieurs réflexions et anecdotes sur le propre parcours de l'auteur qui était lui-même un très mauvais élève. Il décrit l'importance du regard du professeur sur l'élève, l'impact sur les domaines qu'un individu va développer ou au contraire abandonner. Les angoisses de l’avenir :qu’est ce que tu vas devenir? Les verbatims illustrent fréquemment les effets apparemment inoffensifs du vocabulaire utilisé par les parents, les éducateurs; les petites phrases de sa mère qui montrent le regard porté sur son fils, notamment lorsqu'elle l'interroge sur sa capacité à réussir dans la vie, alors que Daniel est devenu un personnage important de l'éducation. Ce livre présente également le constat d'un écart entre deux mondes: celui des élèves et celui des professeurs, qui pour l'auteur est un choc entre l'ignorance et la connaissance. Il nous donne une idée de ce qu'était Pennac durant son enfance. Les avantages et inconvénients du pensionnat (films choristes, Harry potter, cercle poètes disparus). Ce livre ne raconte pas une histoire, c'est un enchaînement de souvenirs et de réflexions sur le cancre qu'il était, mais aussi sur ce qu'il est devenu, et comment il y est parvenu. avec l’aumônier, Meursault prend conscience de « la tendre indifférence du monde » et accepte l’absence de sens prédéfini de la condition humaine. Il déclare alors se sentir heureux et prêt à affronter sa mort, trouvant la paix dans la sérénité de la nuit et souhaitant même que, le jour de son exécution, de grandes foules hostiles soient présentes.





