Résumé
"Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
« Il n’y a rien de plus satisfaisant que de boire l’eau récupérée dans la rivière, se chauffer avec son bois coupé et manger le poisson que l’on a pêché » « Plus on voit un endroit plus on le connait plus on l’aime. On ne se lasse pas du majestueux. » Très bon livre, agréable a lire on accompagne l’auteur dans ses péripéties on s’imagine avec lui et on a envie de vivre commeé il le fait pour ressentir sa pleinitude.
J’ai seulement lu 50. Je ne suis pas sensible à sa poésie.
Récit des 6 mois vécus dans une petite cabane au bord du lac Baikal, en Russie. Solitude, tristesse comble dans les verres de vodka
Ça passe
Sensibilité
P0 : « La liberté existe toujours il suffit d’en payer le prix » P29 : « La ruée des peuples vers le laid fut le principal phénomène de la mondialisation » P32 : « L’erreur serait de choisir exclusivement de la lecture difficile en imaginant que la vie dans les bois vous maintient à un très haut degré de température spirituelle. Le temps est long quand on n’a que Hegel pour les après midi de neige » P37 : Dans sa psychanalyse du feu, Bachelard imagine sue l’idée de frotter deux bâtonnets pour allumer l’étoupe fut inspiré par les frictions de l’amour. En baisant, l’homme aurait eu l’intuition du feu. Bon à savoir. Pour étancher la libido, penser à regarder les braises. P42: « L’essentiel est de mener sa vie à coups de gouvernail. De passer la ligne de crête entre des mondes contrastés » P49: La décroissance ne constituera jamais une option politique. […]Convaincre des milliards de Chinois, d’Indiens et d’Européens qu’il vaut mieux lire Sénèque qu’engloutir des cheeseburgers? P64: La vie de cabane développe les mêmes maniaqueries que l’existence à bord d’un petit bateau. Ne pas finir comme ces marins pour qui l’entretien devient une fin en soi et qui pourrissent à quai, définitivement ancrés, en passant leur journées à remettre de l’ordre dans une vie éteinte. P74 : Il est bon de n’avoir pas à alimenter une conversation. D’où vient la difficulté de la vie en société ? De cet impératif de trouver toujours quelque chose à dire P88 : Le luxe n’est pas un état mais le passage d’une ligne, le seuil où, soudain, disparaît toute souffrance. P96 : « Je la quitte, raffermi dans mon amour de la Russie, nation qui envoie des fusées dans l’espace et où l’on se bat contre les loups à coup de pierres. » P128 : Je lis des vers chinois en sirotant une vodka. Le monde peut s’effondrer, en aurai-je un écho ? P153: La pêche, ultime clause du pacte signé avec le temps.Si l’on revient Bredouille c’est le temps qui a tiré sa prise P227 : A la maniere de ces ésotéristes guénoniens obsédés par l’identification de l’âge d’or nous sommes quelques âmes nomades qui cherchons par tous les moyens à revivre les moments intenses de nos existences. P237 : Il me le jette et je me dis que se faire livrerle Herald Tribune dans la taïga par porteur batave sur bateau de pêche russe vaut bien d’avoir vécu trente-huit ans. P287: « L’oeil ne se lasse jamais d’un spectacle de splendeur.Plus on connaît les choses, plus elles deviennent belles