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La panthère des neiges

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7.7/10

2021

Sylvain Tesson

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115 avis

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Résumé

« — Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène. — Qui est-ce ? — La panthère des neiges. Une ombre magique ! — Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je. — C'est ce qu'elle fait croire. » Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ? 192 pages

Avis et Commentaires

51 avis
C
Chloéa noté ★ 6/10
30 avril 2025

6,5

ED
Emmanuelle Dufoura noté ★ 8/10
27 janvier 2025

Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Son odeur après la pluie'.

Claire G Sa noté ★ 8/10
23 novembre 2024

Un voyage au rythme de la nature, nourri du froid de l'altitude, de la richesse intérieure et de l'éphémère de la vie.

Alex Do Brasila noté ★ 7/10
14 septembre 2024

Écriture magnifique et parfois très complexe d’une histoire somme toute très simple Je salue le talent de l’écrivain à transcender une banale action en voyage mirifique. Mais heureusement ce n’est pas trop long

MS
Manon Sanniera noté ★ 10/10
25 juillet 2024

Juste incroyable, on voyage vraiment à travers ce film

Léochha noté ★ 8/10
15 juillet 2024

Je me suis récemment replongé dans l’univers de Sylvain Tesson découvert en 2023 avec Berezina, et en parler avec Clotilde à Beuil n’a fait que renforcer mon envie de poursuivre cette exploration. Lors d’un passage à la Librairie du Canal, j’avais directement été attiré par la première de couverture de cette œuvre : La Panthère des neiges. Il s’agit d’un énième roman de voyage de Tesson qui a décidément tout vu et parcouru. En 2017, S. Tesson reçoit un appel : pour son nouvel ouvrage photographique, Vincent Munier, photographe animalier, demande à Sylvain Tesson de l'accompagner afin de légender à leur retour les images du livre que sera « Tibet, minéral animal » paru en 2018. En effet, Munier pense avoir retrouvé au Tibet la trace de la légendaire panthère des neiges, dont la vue est extrêmement rare. Marqué par cette expérience d'introspection et d'immobilité, l'écrivain-voyageur décide d'écrire un récit personnel sur sa rencontre avec la panthère des neiges mêlée à la disparition de sa mère, morte en 2014. Il y a même eu un documentaires sorti en 2021 qui relate cette expérience. - Sur l’Histoire : L’expédition se monte en quelques semaines, et toute la traque fera de plus l’objet d’un film documentaire. A la réalisation : Marie Amiguet (spécialiste en animalier et compagne de Vincent Munier) et Léo-Pol Jacquot (son assistant et ancien étudiant en philosophie), qui suivent tout deux Munier depuis un moment. A la captation : Munier qui maîtrise l’art du cliché animalier comme personne. Reste Sylvain Tesson, qui officiera en tant que romantique de la bande : entre vers improvisés, réflexions philosophiques à voix haute ou basse, cet homme de lettres au dos capricieux et aux genoux plaintifs participe à l’aventure en la rendant plus douce pour autrui et dans le but d’en tirer des expériences de vie véritables. Une fois sur place, au Tibet, l’expédition commence véritablement. Le groupe rejoint le haut plateau du Changtang et partent directement à la recherche de la panthère des neiges — saâ en tibétain —, mystérieuse et menacée, dont il n'existe plus que quelques milliers d'individus. La « bande des quatre » arrive à Yushun, dans la province du Qinghai, en février, pour aller à l'affût de l'animal dans une vallée près de Zadoï, aux sources du fleuve Mékong. Le groupe campe dans différents sites et refuges sommaires situés entre 4 000 m et 5 000 m d'altitude, souvent par −20 °C. Tesson raconte leur quotidien : ils montent des affûts, préparent les appareils photos, et restent des heures à observer et à attendre dans le froid. Le rythme de vie est dicté par la nature et les besoins de l’expédition. Cette routine est ponctuée de rencontres avec la faune locale : yaks, renards, antilopes et divers oiseaux. Sont notamment présents et décrits par Tesson : les yacks du Tibet, le Grand Bharal, sorte de mouton à cornes ; ou le Markhor qui ressemble à une antilope en version femelle et à un bouc en version mâle. Au fil des jours, Tesson partage ses réflexions sur l’isolement, la patience et la manière dont cette expédition affecte sa perception du temps et de l’espace. Il parle aussi de ses compagnons, décrivant leur passion pour la nature et leur respect profond pour cet environnement fragile. L’expédition continue, et chaque tentative d’apercevoir la panthère est un mélange d’espoir et de déception. Tesson explore la symbolique de la panthère des neiges, un animal qui devient une sorte de totem pour lui, symbolisant la beauté du monde naturel et la solitude existentielle. Tesson raconte également les défis physiques et émotionnels auxquels ils sont confrontés, comme le froid mordant, la rareté de l’oxygène à haute altitude, et les moments de doute. Ces épreuves renforcent sa connexion avec la nature et ses compagnons d’expédition. Après dix jours infructueux, consacrés surtout à l'observation des yacks domestiques, ainsi qu'aux rares apparitions de chèvres bleues ou bharals, d'antilopes tibétaines, d'ânes sauvages du Tibet, de loups de l'Himalaya, de renards du Tibet, de pikas ou de chats de Pallas, le groupe décide de se rendre plus au nord-ouest pour gravir le piémont sud des monts Kunlun — près du lac Yaniugol — et voir d'importants troupeaux de yacks sauvages. De retour une semaine plus tard au camp de base de Zadoï, Sylvain Tesson et ses amis s'engagent dans une vallée d'un affluent du Mékong. Là, à trois reprises, la panthère leur apparaît et se laisse observer longuement, dans sa grâce et sa beauté marquantes. Un moment très intense qui rassemble les quatre protagonistes et réchauffe les coeurs. Dans les derniers chapitres, Tesson réfléchit à l’expérience dans son ensemble. Il médite sur ce que la quête de la panthère des neiges lui a appris sur la nature humaine, la nécessité de la préservation de l’environnement et les plaisirs de la découverte lente et attentive. Le livre se termine par le retour de Tesson à la vie quotidienne. Il décrit comment l’expédition a changé sa perception de la vie et comment il aspire désormais à une existence plus contemplative et connectée à l’essentiel, influencé par la majesté tranquille de la panthère des neiges et les vastes paysages du Tibet. - Impressions : Ce voyage est, comme pour ses précédents livres, l'occasion pour Sylvain Tesson de décrire son environnement, géographique et humain, de formuler de nouveaux aphorismes et de faire part de ses réflexions sur le monde actuel, sur sa dégradation et sa technologisation qui heurtent son éthique et son esthétique personnelles. Mais plus encore, la quête de cet animal menacé et souverain évoque profondément en lui la disparition de sa mère, Marie-Claude Tesson — médecin et fondatrice du Quotidien du médecin — et la perte d'une femme dont il était amoureux, « une fille tiède et blanche vivant dans la forêt des Landes », proche de la nature et de ses chevaux, qu'il n'a pas su ou pu garder à ses côtés : « Cette bête, songe fugace, était le totem des êtres disparus. Ma mère emportée, la fille en allée : chaque apparition me les avait ramenées. ». C'est à ces femmes aimées qu'il offre les apparitions de la panthère des neiges. Cette dernière lui révèle indirectement la philosophie de l'affût et de l'immobilité, lui qui est en perpétuel mouvement. Si tout le livre m’a plu car énormément centré autour de la nature et de la faune tibétaine, j’ai principalement adoré ce parallèle que je ressens beaucoup lorsque je suis au plus profond de la nature : son observation a aussi pour finalité de nous faire réfléchir sur les parallèles présents dans notre vie. Par exemple, je pense souvent aux amitiés perdues et aux gens que j’ai laissés partir malgré moi lorsque je vois le passage fugace d’un animal ou d’un oiseau au cours d’une rando. Par exemple le vide abyssal et le caractère figé du Col de Raton près de Beuil m’avaient marqué par leur beauté mais aussi ravivé des souvenirs douloureux et poussé à la réflexion sur les vides que je ressens encore dans ma vie. C’est comme ça, j’estime que c’est un travail nécessaire. Le livre apporte également une réflexion assez mature sur la perte de vue de ce qui nous importe pourtant tellement, la nature et ses dérivés à savoir le calme, l’attente, et le « rien ». On vit tous dans une société super pressée, on l’on veut tout et tout de suite, sans savourer les moments d’attente et la récompense de la patience. Je me suis 100% retrouvé dans ce que Tesson décrivait lorsqu’il mettait en comparaison son quotidien au rythme effréné par rapport à ces moments d’accalmie et d’immobilité. Cette absence de mouvement aura été pour lui salvatrice et ça lui aura permis de se rendre compte que la vie mérite d’être vécue à un rythme que l’on se choisit, par exemple en laissant de la place à des moments d’observation du monde qui nous entoure et de détachement technologique. En bref, une lecture super apaisante d’une part pour le récit de la traque attentiste d’un majestueux animal dans un cadre naturel époustouflant, mais aussi très intéressante d’autre part pour la critique qu’elle assume de la vie quotidienne des occidentaux, qui ne prennent plus le temps de profiter de rien. Librairie du canal gang.

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